« On a expliqué que ce jugement allait nous créer un problème. Et il a créé un problème », a-t-il déclaré.
Ceuta, l’Europe au pied du mur
« À aucun moment il n’existait de preuve, aucun rapport qui alertait sur l’ampleur (de) cet événement inédit », a démenti de son côté la porte-parole du gouvernement, Elma Saiz.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez avait estimé vendredi que la crise migratoire alors en cours à Ceuta était liée à une rumeur lancée « par les mafias de trafiquants d’êtres humains », avec une interprétation malhonnête de cette décision de justice.
Selon le haut responsable marocain, les échanges ont débuté avec la partie espagnole autour du « 22-23 juillet, quand les réseaux commençaient à parler » de cette nouvelle décision.
Il a soutenu qu’il n’y avait pas eu de défaillance du dispositif sécuritaire marocain.
« C’est réducteur que de dire que le Maroc aurait dû juste utiliser la force pour les arrêter. C’est ne rien comprendre à ce phénomène », a-t-il estimé, affirmant que les forces de l’ordre ne pouvaient pas entrer en confrontation avec un tel nombre de personnes.
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« Ce n’est pas une responsabilité exclusive du Maroc de gérer ce phénomène », a-t-il insisté, affirmant que le coût de la gestion migratoire pour le royaume atteignait environ 500 millions d’euros par an.
Il a cependant assuré que Rabat et Madrid avaient agi « en partenaires fiables » et continuaient de travailler « en coordination parfaite » sur les questions migratoires.
« Aujourd’hui, c’est à l’Espagne de trouver les réponses à ces défis posés par ce jugement », a-t-il estimé.
« Cette réponse si exceptionnelle dans un laps de temps aussi court n’aurait pas été possible sans la collaboration du Maroc », a pour sa part relevé Elma Saiz à Madrid.