Un groupe de migrants en marche vers le poste-frontière pour regagner le Maroc, escorté par des soldats de l’infanterie espagnole, dans l’enclave de Ceuta, au nord du royaume chérifien, le 2 août 2026. HENRY NICHOLLS/AFP
Rumeurs propagées sur les réseaux sociaux, tensions géopolitiques supposées entre Madrid et Raabt… Depuis plusieurs jours, les hypothèses se multiplient pour expliquer l’arrivée de 60 000 personnes venues du Maroc dans l’enclave espagnole de Ceuta, confetti situé au nord du royaume chérifien, les 30 et 31 juillet. Alors que la plupart d’entre elles ont déjà fait le chemin retour, les dirigeants européens de droite et d’extrême droite multiplient les attaques contre le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez en nourrissant les craintes d’une submersion migratoire. Une discussion est prévue ce mardi 4 août entre les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept pour tirer les leçons de cet épisode et des vives tensions qu’il a suscitées.
Les autorités marocaines ont attendu dimanche 2 août pour réagir, le ministre de l’Intérieur affirmant que cet afflux résultait de « l’exploitation malveillante » des réseaux sociaux, de « la diffusion d’informations trompeuses » et d’« interprétations erronées de dispositions légales ». La veille d…
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