DÉCRYPTAGE – A l’image de plusieurs sujets de crispations entre les deux pays, le cas du journaliste emprisonné en Algérie est tributaire de nombreux dossiers bilatéraux et du bon vouloir du président Abdelmadjid Tebboune.
« Une année utile. » Tel est le nouveau mantra des acteurs du bilatéral franco-algérien depuis le retour à Alger de l’ambassadeur Stéphane Romatet, le 8 mai dernier. Le diplomate avait été « rappelé » à Paris pendant un an et vingt jours, après l’expulsion par Alger de douze agents français relevant du ministère de l’Intérieur. Pour son retour, le diplomate est accompagné par la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, envoyée par l’Élysée à l’occasion de la commémoration du 8 mai 1945. Elle sera reçue – autre acte symbolique fort – par le président Abdelmadjid Tebboune et par le patron de l’armée, le général Saïd Chanegriha. Emmanuel Macron peut alors affirmer que cette visite et le retour de l’ambassadeur marquent « le début » d’une « reprise » des relations, tout en fustigeant les « postures de politique intérieure » des derniers mois qui ont, selon lui, « causé beaucoup de tort » aux deux pays.
Fortement investi depuis son premier mandat dans le projet…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous