Conséquence de la guerre au Moyen-Orient et du blocus du détroit d’Ormuz, sans oublier les menaces des Houthis sur le trafic maritime en mer Rouge, le trafic ferroviaire de marchandises entre la Chine et l’Europe via la Russie a augmenté de près de 50 % cette année.
Le fret entre la Chine et l’Europe emprunte la ligne ferroviaire trans-eurasienne via le Kazakhstan, la Russie et la Biélorussie en douze à quinze jours en moyenne, contre quarante à quarante-cinq jours par voie maritime. En mars, le transport de conteneurs entre la Chine et l’Europe via ces pays a augmenté de 45 %, passant de 21 000 EVP (NDLR : équivalent vingt pieds) à 31 000 EVP, par rapport à mars 2025.
Si les sanctions interdisent le transport de biens à double usage vers l’Europe via la Russie, elles ne constituent pas pour autant une interdiction générale de tous les flux logistiques transitant par la Russie. L’essentiel du trafic concerne surtout les biens de consommation, en particulier les envois liés au commerce électronique, en forte croissance. Des millions de colis provenant de plateformes telles que Shein et AliExpress empruntent désormais cet axe, où la rapidité de livraison reste un avantage clé par rapport au transport maritime.