Un chef présumé de l’organisation criminelle DZ Mafia a été interpellé en Algérie fin juillet sur exécution d’un mandat d’arrêt français, ont indiqué mercredi des sources judiciaires, confirmant une information de France Info.

Ce Franco-Algérien originaire de Marseille, fief de la DZ Mafia, a été interpellé le 31 juillet et placé sous contrôle judiciaire. L’homme est considéré comme l’un des fondateurs de cette organisation qui contrôle le trafic de drogue à Marseille et dont les activités se sont étendues dans d’autres villes de France. Il était en fuite depuis plusieurs années.

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Enquête « Octopus »

« Une cible prioritaire de la justice française dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée a été interpellée en Algérie. Merci aux autorités algériennes pour cette avancée », a salué peu après le ministre français de la Justice Gérald Darmanin sur la plateforme X.

L’homme était visé par un mandat d’arrêt émis dans le cadre de la vaste enquête baptisée « Octopus » conduite par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.

Premier coup de filet en mars

Les investigations menées avaient conduit à un important coup de filet dans le sud de la France en mars, impliquant quelque 900 gendarmes. Ils avaient interpellé une quarantaine de personnes, dont 26 ont été mises en examen. Parmi elles figuraient plusieurs chefs présumés de la DZ Mafia, déjà détenus à l’époque et soupçonnés de piloter leurs activités criminelles depuis leurs lieux de détention.

Dans un contexte diplomatique tendu entre la France et l’Algérie, Gérald Darmanin avait effectué en mai une visite à Alger souhaitant notamment évoquer la coopération entre les deux pays dans la lutte contre la DZ Mafia. Il est en outre à noter que l’Algérie n’extrade pas ses ressortissants.

Une dizaine de demandes d’entraide

La justice française a formulé une dizaine de demandes d’entraide visant des dirigeants de la DZ Mafia qui se trouveraient de l’autre côté de la Méditerranée.

Les activités de l’organisation criminelle, sans hiérarchie structurée selon des sources policières, se sont « diversifiées » au-delà du trafic de drogue, avec des extorsions de commerces par exemple.

afp/hkr