Depuis quelques jours, la situation s’est sensiblement aggravée autour de cette unité industrielle spécialisée dans la transformation du poisson, implantée sur une zone fluvio-maritime sans étude d’impact environnemental préalable. Une odeur pestilentielle continue de se répandre dans l’air, contaminant selon eux les concessions des villages voisins, un phénomène déjà documenté par le passé autour de cette même usine, comme le rappelle la fumée grisâtre dégagée par cette usine, déjà pointée du doigt pour ses effets potentiellement cancérigènes.

Une ferme recommandation aurait pourtant déjà été formulée pour que l’unité industrielle installe des filtres destinés à limiter les nuisances subies par les populations environnantes. Mais la persistance de la forte odeur dégagée par le site tend à démontrer que ces consignes ne sont pas respectées. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de multiplication des tensions autour des usines de transformation halieutique au Sénégal, plusieurs alertes similaires ayant déjà été lancées par des organisations environnementales, comme le montre la mise en garde de Greenpeace face à la prolifération de ces usines dans plusieurs localités côtières du pays.

Face à cette situation, un collectif de riverains a décidé d’engager le combat en saisissant le ministère de l’Environnement, dans l’espoir de mettre un terme à ces déversements atmosphériques aux conséquences jugées dangereuses pour la santé publique, en particulier pour les personnes asthmatiques. Le collectif espère ainsi obtenir des mesures contraignantes à l’encontre de l’exploitant, afin de garantir un cadre de vie sain aux populations riveraines de l’usine.