Pour une première en senior en grand championnat, elle est réussie. Et il faut dire que la Turquie réussit plutôt bien à l’Aixois Émilien Maire. Déjà titré au championnat d’Europe U22 en individuel, par équipes et relais mixte, le jeune homme formé à l’AUC a une nouvelle fois triomphé sur les rives du Bosphore.
Un écart infime avant la dernière épreuve
Autre nouveauté pour le jeune homme (23 ans), sa collaboration avec Diego Lavillat (22 ans), son compère d’entraînement de l’Insep. Les Tricolores se sont imposés avec un total de 1 517 points, devant les Lituaniens (1 499) et les Tchèques (1 489). Après l’escrime, le parcours d’obstacles (qui a remplacé l’équitation depuis 2024, Ndlr) et la natation, il restait encore le laser run, combinant la course à pied et le tir au pistolet. Les Français se trouvaient alors à la seconde place, une seconde derrière les Biélorusses et six secondes devant la paire lituanienne.
Positionné en tant que premier relayeur, l’objectif était de laisser une avance confortable à son binôme : « Ma stratégie a été bien récompensée puisqu’il fallait vraiment tirer son épingle du jeu au stand de tir. » L’Aixois a cherché à mettre la pression sur les autres nations en attaquant d’entrée avant la première salve. « Je me sens super bien et j’ai cherché à appuyer davantage une fois en tête », confie Maire. Une avance suffisante pour son camarade Lavillat, qui malgré des crampes, lui a permis d’assurer la fin de la compétition.
Au terme d’1h30 de disciplines combinées, la régularité a payé pour le relais français, toujours dans le haut du panier. 3e après l’escrime, ils ont aussi terminé dans le top 3 lors du parcours d’obstacles et 4e pour l’épreuve de natation,
L’incroyable imbroglio du short
Un titre continental qui aurait pu leur échapper à cause d’un souci… d’ordre vestimentaire. Ne portant pas exactement le même short lors du parcours d’obstacles, le relais Lavillat-Maire a écopé d’une pénalité de 10 points, très handicapante à ce niveau. Une sanction dont leur coach a préféré ne pas tenir un mot lors de l’enchaînement avec la natation. « Je n’étais pas au courant de cette règle, mais il faut savoir que ça aurait pu nous coûter énormément, révèle Émilien Maire. J’ai vite compris qu’il y avait un problème quand j’ai vu les écarts à l’affichage. Sur le moment, je me dis que ce n’est pas si grave, et je repense à toute la préparation mentale. » Un travail qui évite de se focaliser uniquement sur les résultats ou l’enjeu, mais sur la performance en elle-même.
Pour la suite, le licencié de Noyon s’envolera en Chine en stage en altitude en vue des Mondiaux. Sur place, les pentathlètes pourront s’habituer au décalage horaire. Histoire d’être dans les meilleures dispositions pour les championnats du monde de Guyang, le 24 août.