De premières réponses qui amènent de nouvelles interrogations. Entre le 24 juin et le 24 juillet, 15 éléphants sont morts dans le parc national d’Amboseli, au Kenya, déclenchant une enquête du Kenya Wildlife Service (KWS). Cette dernière a rendu ses premières conclusions en ce début du mois d’août, affirmant que plusieurs des pachydermes présentaient des signes de « paralysie partielle » qui laissaient penser à un empoisonnement au cyanure utilisé dans les pesticides pulvérisés sur des cultures de tomates entourant le parc national d’Amboseli.

Le vétérinaire en chef du Service de la faune sauvage du Kenya, le Dr Isaac Lekolool, précise à la BBC qu’un empoisonnement délibéré n’est pas exclu, mais que pour l’heure, c’est la seule piste qu’ils ont trouvée. « C’est difficile de dire quoi que ce soit, car nous n’avons jamais vu ce genre de cas auparavant, précise-t-il. C’est presque un cas isolé. Cela s’est produit sur une période de seulement un mois. Cela pourrait être involontaire… Peut-être que les agricultures essaient de lutter contre les ravageurs de leurs cultures en utilisant davantage de pesticides ces dernières semaines et cela pourrait en être la source… »

« Certaines informations ne sont pas cohérentes »

Une première piste qui laisse les défenseurs de la cause animale et les agriculteurs dubitatifs, comme ils l’ont expliqué à la BBC. « Nous vivons au contact de cette faune sauvage depuis des décennies et nous n’avons jamais rien vu de tel », confie Daniel Nina, qui re…

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