S’aligner aux cadres stratégiques régionaux et continentaux 

Les participants ont analysé comment aligner les stratégies nationales émergentes aux outils régionaux et continentaux existants, comme le cadre stratégique de l’Union africaine en matière de données, le schéma directeur sur la gouvernance des données de Smart Africa et le cadre de gouvernance des données de l’EAC, ainsi que des projets régionaux pour l’IA menés par l’EAC et les politiques prioritaires des États membres de l’IGAD sur les données. 

Dans la région, les pays progressent à des rythmes différents tout en faisant face à des défis communs liés à l’exécution, la coordination institutionnelle et transfrontalière des flux des données.

Des cadres stratégiques à l’implémentation : les points clés de l’UNESCO

La dimension technique de l’atelier s’est concentrée sur l’application des quatre points clés du manuel de gouvernance des données de l’UNESCO : objectifs, principes, individus et pratiques. Animé par Jonathas de Mello et Aakriti Kharel de l’UNESCO, les participants ont analysé les contextes nationaux à travers ces quatre dimensions par des auto-évaluations guidées et des échanges entre pairs.

Par des études de cas sur des politiques nationales, les pays ont appris directement des uns et des autres, avec des systèmes avancés proposant des leçons pratiques sur l’implémentation et différents points de vue sur la conception de politiques et les priorités émergentes.

Focus sur la transformation numérique du Kenya

Le Kenya, pays d’accueil, a partagé son expérience d’utilisation des données comme levier pour le développement durable. Cecilia Mutua, directrice de ICT Data Governance au Ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique a présenté le schéma directeur national du Kenya sur la création de valeur des données, développé avec le soutien de Smart Africa, comme un exemple concret d’utilisation des données pour l’innovation, la croissance économique et une transformation numérique fiable. Les participants ont étudié le progrès du Kenya dans le développement d’infrastructures publiques numériques et la transformation menée par l’IA, renforçant la position du pays comme leader régional dans la transformation numérique.

Des feuilles de route régionales harmonisées 

L’atelier a évolué du dialogue sur les politiques à des implémentations pratiques. Travaillant en groupes animés par l’EAC, Smart Africa et l’UNESCO, les participants ont élaboré et validé des feuilles de route régionales sur l’harmonisation des politiques des données, définissant des jalons, des propriétaires et des mécanismes de suivis liés à la structure du plan d’action pour la gouvernance du manuel.

Les participants ont partagé le souhait de poursuivre les échanges au-delà des ateliers, notamment par des communautés de pratique, des renforcements des capacités et des parcours d’e-apprentissage présentés par Smart Africa et l’UNESCO comme de futures étapes.

Perspectives

L’atelier de Nairobi marque une étape importante dans le renforcement de la gouvernance des données en Afrique de l’Est. En alignant des stratégies nationales aux cadres régionaux et continentaux existants, et en cultivant l’apprentissage entre pairs et la coopération entre le Burundi, Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan du Sud, la Tanzanie et l’Ouganda, ces pays posent les fondations d’un futur numérique plus fiable, inclusif et résilient.