Attendue pour la fin de l’année, la mise en service intégrale du système d’adduction reliant le barrage Hassan II aux principales agglomérations de la province de Boulemane mobilise près de 251 millions de dirhams. Porté par l’ONEE avec le concours de la Banque africaine de développement (BAD), le chantier doit desservir un bassin de population estimé à 130.000 personnes.
Les travaux d’approvisionnement en eau potable des villes de Missour et Outat El Haj, ainsi que d’un chapelet de communes et de centres environnants, seront achevés à l’horizon de décembre prochain, indique un communiqué des services de la province de Boulemane. Inscrite dans le sillage des Hautes directives royales, l’opération vise à doter durablement ce territoire d’une ressource fiable, dans un contexte marqué par la raréfaction des disponibilités hydriques et l’accélération du dérèglement climatique. L’enveloppe globale s’établit à quelque 251 MDH, ce qui place ce chantier parmi les plus structurants engagés dans la province. Outre les deux centres urbains précités, le périmètre desservi englobe les communes de Ksabi Moulouya, Yezght, Sidi Boutayeb, Ermila, El Orjane, Tissaf, Fritissa et Oulad Ali Youssef.
Quatre conduites pour 234 MDH
Le gros de l’investissement, soit environ 234 MDH, est absorbé par la pose de quatre conduites maîtresses de transport. S’y greffent des ouvrages de génie civil, des équipements électromécaniques, les raccordements au réseau électrique, des stations de pompage, des réservoirs de stockage et une unité de chloration. L’ensemble des installations techniques requises pour une exploitation optimale complète ce dispositif.
Une réponse au recul des nappes
Le programme relève de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) – branche Eau, avec un financement adossé à la BAD. Sa vocation première : absorber une demande en hausse tout en compensant l’épuisement graduel des ressources souterraines, longtemps sollicitées dans cette zone de l’oriental fassi. Fruit d’une convergence entre départements ministériels, établissements publics et partenaires financiers, il doit consolider le patrimoine hydraulique local et sécuriser la continuité du service.
Au-delà du volet quantitatif, la province escompte un gain qualitatif sur les prestations rendues aux usagers, ainsi qu’une amélioration du rendement des réseaux de distribution. Autant de leviers censés accompagner la dynamique de développement du territoire et amortir la pression conjuguée du stress hydrique, du changement climatique et de la poussée démographique, à moyen comme à long terme.
Sami Nemli / Les Inspirations ÉCO
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