Piloté par la fondation Open-C, le consortium du projet HiPoTeSis réuni des infrastructures de tests européennes dans le but de développer des sites d’essais pour l’éolien flottant de forte puissance.
Le consortium du projet HiPoTeSis (pour High Power Test Sites to consolidate industrialisation of Floating Offshore Wind in Europe), rassemblant cinq infrastructures d’essais en mer européens, s’est réuni à Nantes pour une réunion de lancement. Initié à Hambourg en septembre 2024, ce réseau vise à fournir à l’Union européenne une future infrastructure pour tester, valider et sécuriser des éoliennes flottantes de forte puissance (plus de 10 MW).
Piloté par la Fondation OPEN-C (France), le projet fédère la BiMEP (Biscay Marine Energy Platform, dans le golfe de Gascogne, en Espagne), la CEO (Companhia da Energia Oceânica, au Portugal), la SEAI (Sustainable Energy Authority of Ireland, en Irlande) et la PLOCAN (Plataforma Oceánica de Canarias, des îles Canaries), ainsi que plusieurs partenaires associés. Il bénéficie de financement du programme Interreg Atlantic Area.
Actuellement, il n’existe pas de sites d’essais en opération en Europe qui soit en mesure d’accueillir les éoliennes de nouvelle génération qui pourraient atteindre jusqu’à 25 MW à l’avenir. Elles sont pourtant appelées à être massivement déployées dans les eaux du Vieux Continent. Plutôt que de développer des sites d’essais isolés, voire concurrents, ces organisations européennes ont donc décidé de collaborer, partager leurs expertises et aligner leurs stratégies. Dans un premier temps, les partenaires ont notamment convenu de mener un état des lieux des infrastructures offshore existantes et en cours de développement et d’étudier les opportunités pour la mise en place de sites d’essais sur la façade atlantique.
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