Les prix du pétrole et de l’énergie ont flambé depuis le début de la guerre en Iran, pesant directement sur le budget des ménages. Pourtant, avec une inflation de 2,4% sur un an en juillet 2026, la France fait figure de bonne élève en Europe, loin devant plusieurs de ses voisins. 

Selon les chiffres d’Eurostat, l’inflation en France s’établit à 2,4 % en juillet 2026 sur un an. Un niveau élevé qui permet toutefois à l’Hexagone de se classer au troisième rang des pays de la zone euro où la hausse des prix est la plus faible. 

De leur côté, l’Estonie et Malte affichent les taux les plus bas, avec respectivement 2% et 2,1% d’inflation. À l’inverse, plusieurs de nos voisins connaissent une hausse des prix plus marquée. En Belgique, l’inflation atteint 3,5%, contre 3,8% en Espagne. La Lituanie figure parmi les pays les plus touchés, avec une inflation de 5,6%. En France, l’inflation reste inférieure à la moyenne de l’Union européenne, qui atteint 2,9%.

Malgré tout, les ménages français continuent de souffrir. Depuis le début du conflit en Iran, les prix de l’énergie, notamment du pétrole, ont augmenté de 12,4% sur la période. Les prix du gazole et de l’essence ont régulièrement franchi la barre symbolique des deux euros le litre. 

La concurrence entre enseignes freine l’inflation alimentaire 

À l’inverse des autres pays européens, les distributeurs alimentaires français se livrent une guerre féroce sur les prix. Afin de fidéliser leur clientèle, les magasins cherchent à limiter les hausses de prix. Résultat de cette concurrence, l’inflation alimentaire est contenue et s’établit à 1,2% dans l’Hexagone, contre 1,3% en Allemagne, 1,8% en Italie ou encore 3,3% au Luxembourg. 

En plus de cette concurrence bénéfique pour les consommateurs, la modération salariale contribue également à contenir l’inflation selon nos confrères de Capital

Étant donné que l’augmentation nette du salaire réel n’a augmenté que de 0,1% en France, les entreprises ne sont pas contraintes de répercuter la hausse du coût du travail sur leurs prix. 

En 2026, les salaires de base n’auraient augmenté que de 2%, soit moins que l’inflation sur la même période, ce qui pèserait sur le pouvoir d’achat des salariés. En 2024 et 2025, les hausses de rémunération ont atteint respectivement 4% et 2,5%.