Le 9 août, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a appelé toutes les parties impliquées dans le plan de paix de Gaza à respecter leurs engagements et à éviter toute mesure susceptible d’entraver sa mise en œuvre ou d’annuler les progrès accomplis jusqu’à présent.

Cet appel a été lancé lors d’une conversation téléphonique entre le ministre des Affaires étrangères Abdelatty et le haut représentant du Conseil de paix pour Gaza, Nickolay Mladenov.

Selon un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères , lors de l’entretien téléphonique, les deux parties ont passé en revue la feuille de route de la deuxième phase du plan de cessez-le-feu à Gaza, dans laquelle Abdelatty a souligné que toutes les conditions convenues devaient être mises en œuvre, notamment un accès humanitaire complet, sûr et durable et le retrait total des troupes israéliennes de Gaza.

M. Abdelatty a également souligné la nécessité de permettre au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) de commencer ses missions intérimaires à l’intérieur de la bande de Gaza, tout en promouvant des accords visant à déployer une force internationale de stabilisation pour surveiller le cessez-le-feu.

Ces accords contribueront à maintenir la sécurité et la stabilité pendant la période de transition, à protéger l’intégrité territoriale des territoires palestiniens et, en fin de compte, à permettre à l’Autorité palestinienne d’assumer pleinement ses responsabilités à Gaza et en Cisjordanie.

Cet appel fait suite à l’annonce par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de son rejet de la feuille de route en 15 points pour la paix à Gaza présentée par le Conseil de paix, et à son affirmation qu’Israël ne retirerait pas ses troupes tant que les forces du Hamas ne seraient pas complètement désarmées.

Selon un plan annoncé fin juillet par le président américain Donald Trump, le Conseil de paix est parvenu à un accord sur le « désarmement complet » du Hamas et d’autres groupes armés à Gaza.

Par la suite, le Hamas a également exprimé son accord sur ce point, à condition qu’Israël cesse complètement son « agression », retire ses troupes de Gaza et que toutes les parties progressent dans la reconstruction de la bande de Gaza.

Quelques heures seulement après l’annonce par le Premier ministre israélien du rejet du plan en 15 points, des responsables de la Maison Blanche ont fait remarquer qu’Israël avait effectivement cessé ses attaques contre Gaza au cours des cinq derniers jours et que ses militaires ne s’étaient pas déployés plus loin à Gaza que la Ligne dorée.

Un responsable américain a déclaré : « Les propos de Netanyahu ne nous inquiètent pas. Nous comprenons ses impératifs politiques en cette période électorale… tant qu’il continue de faire ce que nous lui demandons, notamment de mettre un terme aux attaques à Gaza. »

Selon le correspondant de l’agence de presse vietnamienne au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, haut représentant du Conseil de paix pour Gaza, a affirmé que l’objectif de la feuille de route est de garantir que Gaza « ne devienne jamais une menace pour la sécurité d’Israël » et que ce qui s’est passé avant le 7 octobre 2023 ne se reproduise pas.

Israël ne sera pas tenu de retirer ses forces de leurs positions actuelles tant que des mesures concrètes et vérifiables n’auront pas été prises pour désarmer le Hamas, et son droit de répondre militairement aux menaces immédiates ne sera pas restreint.

Conformément au plan, la « Ligne d’or » sera progressivement repoussée à mesure que les zones de Gaza achèveront le processus de désarmement. Une fois que le Comité national pour l’administration de Gaza aura confirmé la saisie, le stockage et la neutralisation des armes dans chaque zone, les forces israéliennes se retireront progressivement vers la barrière frontalière de Gaza.

Concernant le réseau de tunnels du Hamas, Mladenov a déclaré qu’il faudrait « plus d’une décennie » pour détruire l’ensemble du système, mais qu’une coordination par le biais du Conseil de paix pourrait contribuer à accélérer et à améliorer l’efficacité du processus.

Par ailleurs, M. Mladenov a également souligné le rôle de l’Égypte, de la Turquie, du Qatar et d’autres médiateurs pour persuader le Hamas d’accepter la feuille de route.

Source : https://www.vietnamplus.vn/xung-dot-hamas-israel-ai-cap-keu-goi-cac-ben-tuan-thu-ke-hoach-hoa-binh-gaza-post1129214.vnp