Il montre un grand figuier au fond de la cour. « Il était assis là, au pied de cet arbre, on le voit bien sur la photo », indique Frédéric Penne, coupure de presse datant de juillet 1983 à la main. « Il », c’est François Mitterrand, alors président de la République, durant l’une de ses visites à « Moun Pantaï », la propriété de Guy Penne, à Sainte-Cécile-les-Vignes (Vaucluse). Le père de Frédéric était un fidèle du chef de l’État, bien avant que celui-ci ne soit élu à la tête du pays en 1981.

Les tout premiers contacts remontaient au milieu des années 1950 quand Guy Penne, étudiant en odontologie et sympathisant à la SFIO (1), présidait l’Unef (2). L’occasion pour lui de commencer à nouer un réseau jusque dans l’entourage du futur candidat à l’Élysée (1965, 1974, 1981) qui a assez vite repéré le natif de Bondy (Seine-Saint-Denis), partagé entre Paris où il était établi et le Vaucluse, terre de la famille paternelle où Gervais, son père, avait acquis en 1936 « Moun Pantaï », « mon rêve », en provençal.

Cet engagement a tout aussi rapidement conduit le futur chef de service du centre de soins de la faculté de chirurgie dentaire de l’université de Paris VII-Diderot, devenu membre actif du Parti