En tournée dans le Souss pour soutenir les candidats du PAM, Fouzi Lekjaa a appelé, dimanche à Agadir, à une mobilisation nationale pour intégrer le Maroc au cercle des pays émergents. Soulignant l’urgence de travailler avec sincérité et sérieux pour restaurer le lien de confiance avec les citoyens, il a déclaré que son adhésion est celle d’un simple citoyen qui exerce son droit constitutionnel. Samir Goudar a, pour sa part, clarifié les coulisses de l’adhésion tout en soulignant que le processus a commencé il y a plus d’un an, et ce, grâce à Fatima-Zahra Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du PAM.
Fouzi Lekjaa a assisté, samedi à Rabat, au match de quart de finale de la CAN féminine 2026 opposant le Maroc à l’Afrique du Sud (remportée par les Lionnes 2-1), en sa qualité de président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Par la suite, il s’est déplacé dimanche dans le Souss, à Agadir, Inezgane et Tiznit, où il a présidé, en tant que membre du bureau politique du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), une série de meetings politiques. Il était accompagné de plusieurs membres de son parti, parmi lesquels Samir Goudar, membre du bureau politique en charge des questions organisationnelles, le député Hicham El Mhajri, et d’autres ténors du parti du tracteur. L’objectif de ce déplacement était d’appuyer les têtes de liste locales, notamment Hamid Ouahbi à Agadir Ida-Outanane, Mohamed Oudmin à Inezgane-Aït Melloul, Houcine El Farsi à Chtouka-Aït Baha, Hanan Al Massi à Taroudant-Sud, Abdellatif Ouahbi à Taroudant-Nord, Fouad Ounine à Tiznit et Hassan Tabi à Tata. Ces rencontres interviennent deux semaines après l’annonce de l’intégration de Fouzi Lekjaa au bureau politique du PAM, à l’occasion de la 32e session du Conseil national du parti, qui s’est tenue au Palais des congrès de Bouregreg, à Salé. Lors de la rencontre d’Agadir, Samir Goudar a réagi au débat qui a accompagné l’officialisation de l’adhésion de Lekjaa au bureau politique du PAM, affirmant que personne ne lui a dicté de rejoindre le parti ou de s’en éloigner. Il a aussi dévoilé les coulisses de cette adhésion, soulignant que le processus a commencé il y a plus d’un an grâce à Fatima-Zahra Mansouri (coordinatrice nationale de la direction collégiale du PAM). Celle-ci aurait en effet pris contact avec Lekjaa, encouragée en cela par d’autres membres du parti qui souhaitaient une plus grande ouverture vers de nouvelles compétences. Selon Goudar, l’intéressé s’est dit convaincu par la compétence des ministres du PAM au sein du gouvernement actuel (citant Fatima-Zahra Mansouri, Mehdi Bensaïd et Younes Sekkouri), ce qui l’a poussé à officialiser son appartenance politique à cette formation. Répondant aux critiques portant sur le fait que le parti aurait «plusieurs têtes» dirigeantes, Goudar a expliqué que le parti a «36 têtes», faisant référence aux membres du bureau politique. Il a précisé que Fatima-Zahra Mansouri délègue les responsabilités, favorisant une gestion collective plutôt qu’un leadership unique et autoritaire.
Le Maroc doit intégrer définitivement le cercle des pays émergents
Pour sa part, Lekjaa a souligné, lors de cette première intervention publique dans le cadre des activités politiques du PAM, que «ce dont le pays a besoin aujourd’hui, c’est d’une confrontation d’idées et de projets capables de répondre aux attentes des citoyens dans chaque province du Royaume». Il a notamment cité le dernier discours royal qui a dressé le bilan des réalisations du pays à l’occasion du 27e anniversaire du Trône. Le Souverain y avait annoncé l’amorce d’un nouveau cycle de développement fondé sur la capitalisation des acquis et l’accélération des réformes, dans le cadre d’une approche transcendant les mandats gouvernementaux et parlementaires, Lekjaa a tracé le cap, affirmant que l’objectif pour le Maroc est d’intégrer définitivement le cercle des pays émergents. Concernant le choix du PAM, il a déclaré qu’il s’agit de l’adhésion d’un simple citoyen qui exerce son droit fondamental conféré par la Constitution marocaine pour servir son pays. «Je n’ai pas rejoint ce parti pour obtenir un titre politique ou pour chercher une quelconque promotion administrative, car j’ai déjà l’immense honneur d’être investi de la confiance royale», a-t-il affirmé, ajoutant que sa «seule ambition est de servir l’intérêt général». «L’urgence est de travailler avec sincérité et sérieux pour restaurer le lien de confiance brisé avec le peuple. Nous devons tenir un langage de vérité absolue aux citoyens. C’est cette culture de la responsabilité, que nous avons pratiquée au sein du ministère et du gouvernement, et c’est celle que nous porterons désormais au plus près des réalités de chaque Marocain», a-t-il affirmé. Et de conclure ainsi : «Je suis prêt à me rendre partout, jusque dans les villages les plus reculés et les quartiers les plus isolés, pour rencontrer la jeunesse et écouter les préoccupations de chacun. C’est là que se joue l’avenir de notre nation, dans l’écoute directe des problèmes quotidiens liés au pouvoir d’achat et au coût de la vie qui pèse sur tant de familles. La dignité de chaque citoyen se trouve dans l’accès à une santé de qualité et à un enseignement performant qui permet à nos enfants de devenir des membres productifs de la société. Nous devons affronter ces défis complexes».
Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO
L’émission
Chaque semaine, un grand invité décrypte les enjeux de l’économie marocaine.