Ce nouveau pas intervient après le rétablissement des relations diplomatiques le 10 juillet dernier, et la réouverture de l’espace aérien fermé après l’incident du drone malien abattu par l’armée algérienne. Les deux pays ont du retard à rattraper après 15 mois de crise.

« Maintenant, ça va aller vite parce que le Mali et l’Algérie ont des intérêts communs et ils ne peuvent plus continuer à se tourner le dos à un moment où les tensions s’accumulent sur un certain nombre de dossiers communs, sur la gestion des groupes terroristes dans le Sahel et le Sahara », explique Kader Abderrahim, maître de conférences à Sciences Po et spécialiste du Maghreb.

« Et puis, il y a des politiques davantage diplomatiques, de rapprochement qui sont nécessaires. On voit bien que Moscou, la Russie, a joué un rôle très important pour convaincre les deux parties de retrouver la voie diplomatique et de stabiliser le front sahélien – qui est devenu une menace à la fois de stabilisation pour l’ensemble des pays du Sahara et du Sahel, mais qui menace aussi les intérêts, notamment pour la présence russe dans la région », explique l’auteur du livre Géopolitique de l’Algérie, aux éditions Bibliomonde.

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