Le Maroc commémore, vendredi 14 août, le 47e anniversaire de la récupération de la province d’Oued Eddahab, une date qui occupe une place particulière dans la mémoire nationale et dans le processus de parachèvement de l’indépendance et de consolidation de l’intégrité territoriale du Royaume.
Cette commémoration constitue l’occasion de rappeler les différentes étapes ayant jalonné la lutte nationale pour la récupération des territoires encore sous occupation. Elle met également en lumière les liens historiques entre les populations des provinces du Sud et le Trône Alaouite, ainsi que les sacrifices consentis au fil des décennies par les générations de résistants et de membres de l’Armée de libération.
Le 14 août 1979, des délégations d’oulémas, de dignitaires, de notables et de chefs des tribus de la province d’Oued Eddahab se sont rendues à Rabat afin de renouveler leur allégeance à feu SM Hassan II. À cette occasion, elles ont remis au Souverain le texte de la Beïa, réaffirmant leur attachement au Royaume, au Trône Alaouite et à leur appartenance nationale.
Cet événement est ainsi demeuré, dans la mémoire officielle marocaine, un moment emblématique de la continuité des liens entre les populations d’Oued Eddahab et la monarchie, et de l’affirmation de leur attachement à l’unité territoriale du Royaume.
La récupération d’Oued Eddahab s’inscrit dans une séquence historique plus large. Après l’indépendance, le Maroc avait poursuivi la récupération progressive des territoires encore sous occupation espagnole, avec notamment la récupération de Tarfaya en 1958 et de Sidi Ifni en 1969. La Marche Verte, lancée le 6 novembre 1975, avait ensuite marqué une nouvelle étape majeure dans cette dynamique nationale.
Quarante-sept ans après les événements de 1979, la commémoration d’Oued Eddahab dépasse ainsi la seule dimension historique. Elle constitue également un moment de transmission de la mémoire nationale aux jeunes générations et de rappel des valeurs de patriotisme, d’attachement à la patrie et de préservation de l’unité nationale.
Depuis la récupération de la province, les provinces du Sud ont connu d’importants investissements dans les domaines des infrastructures, de l’économie, de l’urbanisme, des équipements sociaux et du développement humain. La région de Dakhla-Oued Eddahab s’est progressivement imposée comme un espace stratégique, porté par une dynamique de développement et par des projets visant à renforcer son intégration dans l’économie nationale.
La célébration de ce 47e anniversaire intervient ainsi dans un contexte marqué par la poursuite des grands chantiers de développement dans les provinces du Sud. Ces projets ambitionnent notamment de renforcer les infrastructures, de soutenir l’investissement et de créer les conditions favorables à un développement durable et inclusif.
À l’occasion de cet anniversaire, le Haut-Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération organise vendredi à Dakhla un meeting consacré à la mémoire de la lutte nationale. Des témoignages et des allocutions rendront hommage aux différentes étapes de cette épopée, tandis qu’un hommage sera rendu à plusieurs anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération.
La cérémonie sera également marquée par la pose de la première pierre du projet de construction de l’Espace de la mémoire historique de la Résistance et de la Libération à Dakhla. Ce futur espace doit contribuer à préserver et à transmettre la mémoire de la lutte nationale et de l’histoire locale.
À travers cette commémoration, le 14 août demeure donc une date profondément ancrée dans la mémoire collective marocaine. Elle rappelle une étape importante de l’histoire contemporaine du Royaume et met en avant la continuité d’un processus historique associant lutte pour l’indépendance, récupération territoriale, développement des provinces du Sud et transmission de la mémoire nationale.