Publié aujourd’hui à 11h08, modifié à 11h21
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C’est un pas de plus dans la coopération pétrolière entre Alger et Niamey. Le géant public de l’or noir algérien Sonatrach a lancé, ce jeudi 13 août 2026, le forage d’un puit de pétrole dans le nord désertique du Niger, à Kafra, près de la frontière entre les deux pays, a annoncé le gouvernement nigérien. Une avancée qui intervient alors que l’Algérie et le Maroc sont en compétition ces dernières années pour développer leur influence au Sahel.

Les liens entre l’Algérie, d’un côté, et, de l’autre, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel, s’étaient détériorés après qu’un drone malien a été abattu par l’armée algérienne en avril 2025.

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« Un tournant historique »

À la faveur d’un dégel des relations diplomatiques en début d’année, Niamey et Alger ont donné un coup d’accélérateur au projet d’exploitation de Kafra. Le lancement du forage s’est fait jeudi lors d’une cérémonie présidée par les Premiers ministres algérien, Sifi Ghrieb, et nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine.

A lire : Avec le retour de Sonatrach au Niger, Alger prend un temps d’avance sur Rabat

« Jeudi 13 août […] l’entreprise algérienne de forage Enafor, filiale de la Sonatrach, a officiellement lancé les opérations de forage du puits d’exploration Kafra Sud-Est 1 », a indiqué le ministère nigérien du Pétrole dans un communiqué.

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Il « marque un tournant historique pour la coopération bilatérale et le secteur pétrolier nigérien » et « concrétise la volonté des dirigeants des deux pays de dynamiser le secteur des hydrocarbures », a commenté le ministère.

Des réserves estimées à plus de 260 millions de barils

La Sonatrach avait décroché en 2005 un permis de prospection à Kafra, sur une superficie de 23 737 kilomètres carrés, qui jouxte Tafassasset, un bloc côté algérien exploité par la même société. Le forage de Kafra sera effectué jusqu’à une profondeur de 3 900 mètres, selon le ministère.

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Ses réserves, estimées à plus de 260 millions de barils, font l’objet d’un contrat de partage de production entre la Sonatrach et le Niger depuis 2015, renouvelé en 2022. Alger assurera « un transfert de technologie et la formation » des Nigériens, selon le communiqué.

Le régime militaire nigérien, arrivé au pouvoir par un coup d’État en juillet 2023, revendique une politique de souveraineté, en particulier sur ses matières premières, parmi lesquelles figurent le pétrole et l’uranium. Le pays est producteur d’or noir depuis 2011, avec aujourd’hui 20 000 barils par jour de pétrole raffiné et 90 000 barils de brut extraits dans l’Agadem (Nord-Est), exportés via le Bénin voisin.

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Multiplication des partenariats entre le Niger et l’Algérie

En début de semaine, le Niger a par ailleurs reçu quatre hélicoptères militaires et d’autres équipements offerts par l’Algérie. En juin, Alger avait livré à Niamey une centrale électrique de 40 MW, construite pour approvisionner la capitale et sa périphérie en électricité.

L’Algérie et le Niger, qui partagent une frontière longue de 959 km en plein désert, avaient également décidé en mars de renforcer leur coopération, notamment dans la lutte contre « la menace terroriste », la criminalité transfrontalière et l’essor du commerce illicite.

La ville nigérienne d’Assamaka (Nord) subit des attaques jihadistes à seulement 15 kilomètres de l’Algérie.

(Avec AFP)

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