Le chef de la diplomatie turque, dont le pays cherche à favoriser davantage les relations bilatérales avec la Libye, a pris soin de se présenter comme médiateur. « Nous continuerons à jouer ici notre rôle constructif », a-t-il déclaré devant les journalistes à Benghazi. La Turquie « soutient le dialogue entre l’est et l’ouest » a-t-il insisté, avant de rajouter que son pays œuvre à réduire les divisions entre Libyens et pour « une Libye unie ».
Pour rappel : la Libye est toujours divisée entre deux exécutifs qui s’opposent. Les États-Unis ont fait une proposition pour réunifier le pays en mai dernier, sans avancée. Quant aux rencontres qu’il a faites, il les a décrites comme extrêmement « approfondies et productives » aussi bien à Tripoli qu’à Benghazi comme il l’a mentionné sur son compte X.
Un important partenaire économique de la Libye
Pour la Turquie, la coopération dans le domaine sécuritaire et de défense avec la Libye constitue « un élément stratégique » qui apporte « de la stabilité pour ce pays ainsi que pour la région ». Par ailleurs, Ankara, qui est un important partenaire économique de la Libye, mise sur le potentiel énorme de coopération dans ce domaine. Selon le ministre turc, les entreprises de son pays mènent de nombreux projets dans les secteurs industriel, énergétique, de la construction et des infrastructures. Il a appelé à accroitre ces investissements.
Sa visite en Libye a été émaillée par différents troubles, à l’est comme à l’ouest. Des drones ont frappé des installations pétrolières à Zawiya. Et le chef du renseignement à Benghazi a été tué par l’explosion de sa voiture.