Avant de répondre directement à l’autrice de l’article, il faut qu’on établisse une base factuelle qu’on ne peut ignorer. Dès le plus jeune âge, certaines filles s’intéressent aux relations amoureuses. Dès le plus jeune âge, certaines filles développent un besoin de s’habiller d’une certaine manière et ce pour plaire. Ces deux choses contrastent drastiquement l’enfance de la majorité des garçons. Est-ce seulement le fait d’une construction sociale (parents, jouets, films, publicités, musiques, etc.) ou est-ce que la réalité est plus complexe ? De nombreuses études en psychologie évolutionniste et en neurosciences montrent qu’en moyenne, les filles présentent dès la petite enfance un intérêt plus marqué pour les visages, les relations sociales et les jeux d’imitation symbolique, tandis que les garçons manifestent un intérêt plus prononcé pour les objets en mouvement et les jeux de compétition physique. Cela est influencé par des facteurs hormonaux prénatals (testostérone). Mais ces tendances biologiques sont ensuite amplifiées ou atténuées par l’environnement. La socialisation ne crée pas les différences ex nihilo, mais elle les canalise. Dire que c’est « uniquement » social est faux ; dire que la biologie est « un destin » l’est tout autant. Ces particularités qui touchent les filles est aggravée par l’hypersexualisation de la société, qui touche à la fois les filles, les femmes, les garçons et les hommes.

Justement, concernant la campagne virulente autour des vêtements des femmes. Cette campagne est la résultante d’un défilé qui a eu lieu à Kélibia. Mais avant de parler de ça, je dois rappeler une généralité: il y a bikini et bikini. Il y a le bikini qui couvre l’entièreté des fesses et des seins, mais il y a aussi le string et le soutien-gorge qui ne cachent que les tétons, sachant que parfois ils sont quasi transparents. Arrêtons l’hypocrisie : celles qui portent un bikini, c’est principalement pour séduire, et se faisant, elles sexualisent elles-mêmes leur propre corps. Certains diront que c’est la pression sociétale, mais là encore, arrêtons l’hypocrisie : c’est généralement leur choix de porter un bikini (mais ce n’est pas toujours leur choix de porter un burkini). Sinon, saviez-vous qu’à l’époque le bikini était tellement provoquant que les mannequins professionnelles refusèrent de le porter? C’est certains, les temps changent, mais là encore, l’hyper-sexualisation à fait son effet, chose que l’autrice de l’article se refuse de prendre en compte dans sa pensée. Cela dit, personnellement, je ne suis pas contre le bikini, mais si je voulais des enfants, je l’interdirai à ma fille mineure. Elle fera ce qu’elle veut de sa vie et de son corps une fois majeure. Sinon, il y à l’origine occidentale des défilés avec les concours de beauté modernes et les fashion shows, et il y a les « défilés » privés (comme à l’époque dans les harems et les bordels) qui n’ont rien à voir avec la promotion d’un standard physique ou la mode. Encore une fois, arrêtons l’hypocrisie : tous les types de défilés sexualisent le corps (femme et homme), mais c’est une pratique qui concerne principalement les femmes. Là encore, on ne peut pas réduire cela juste à une construction sociale imposée par les hommes. Il y a une réalité biologique qu’il faut reconnaître. Dans le cas du défilé de Kélibia, c’est la sexualisation de jeunes filles, et là encore, la conséquence de l’hypersexualisation de la société. Soyons clairs, je ne suis pas contre les concours de beauté et les fashion shows, surtout lorsqu’il n’y a pas sexualisation et qu’ils ne sont pas à la vue de tous, mais je suis certainement contre des défilés de jeunes filles en bikini, et surtout quand c’est en public. Bien évidemment, si je voulais des enfants et que j’avais une fille, je n’autoriserais pas ma fille mineure à y participer. Une fois majeure, elle fera ce qu’elle veut de sa vie et de son corps. Certains me diront que je suis conservateur ou traditionaliste (je ne suis même pas religieux), pourtant, la majorité des féministes s’opposent à la notion de femme-objet. Malheureusement, il y a quelque chose de complètement schizophrénique chez certaines d’entre elles. Elles s’opposent à la femme-objet mais affirment que les femmes ont le droit de faire ce qu’elles veulent de leur corps, et donc, de porter des strings voire même d’être les seins nus, et ce, dans des lieux publics, ce que bien évidemment, j’oppose.

Sinon, on parle souvent de violence faite aux femmes par des hommes. Saviez-vous que des études démontrent que les violences conjugales sont les plus élevées chez les femmes homosexuelles et bisexuelles et qu’elles sont les plus basses soit chez les hommes homosexuels soit dans les couples hétérosexuels (ça dépend des études) ? Et sinon, saviez-vous que les études démontrent que les femmes ont tendance à recourir à la violence psychologique ou relationnelle (insultes, silence, expressions du visage style « eye-rolling », exclusion sociale (en racontant des rumeurs, parfois fausses), menaces de quitter…etc) ? Et puisque l’instigation d’une dispute est quasiment tout le temps un acte verbal ou émotionnel, les femmes ont légèrement tendance à instiguer les conflits conjugaux puisqu’elles ont tendance à recourir à la violence psychologique ou relationnelle (les hommes ont une tendance pour la violence physique, mais ils sont largement majoritaire lorsqu’il s’agit de violence physique avec des conséquences graves). Dire ça ce n’est pas omettre qu’il y a des hommes qui tapent leur conjointe juste parce que le repas n’est pas chaud quand ils rentrent à la maison pour ne prendre que cet exemple, surtout que c’est ce que les études démontrent. Par contre, la société à souvent tendance à omettre ou minimiser la violence que les hommes subissent.

Concernant la polygamie: https://www.leconomistemaghrebin.com/2026/08/14/tribune-la-femme-tunisienne-point-de-discorde/

Concernant l’égalité dans l’héritage, je suis d’accord, il devrait y avoir égalité.

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L’autrice de l’article n’en parle pas mais je me dois d’en parler puisque cela concerne le CSP: le féminicide est une catégorie de violence qui n’a aucune base juridique. Selon ses propres critères, qui ne sont pas rendus publics, l’organisation Aswat Nissa définit un phénomène que la justice ne reconnait pas. Pire, nous ne pouvons même pas vérifiers si leurs chiffres sont corrects. Ainsi, le terme est utilisé abusivement par Aswat Nissa, une organisation d’utilité publique, certes, mais très politisée. Pire encore, il fait des cas d’homicides qui concernent des femmes une catégorie de violence à part, et de fait, les hiérarchise. C’est d’ailleurs ce que fait la loi organique n°2017-58 dans la Constitution tunisienne. Ce genre de loi est honteux dans une societé qui dit vouloir l’égalité entre les sexes puisqu’il ne fait qu’inverser les inégalités de genre, du moins au niveau juridique. En ce qui me concerne, je suis pour une égalité formelle au niveau juridique.

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Là où il y a un asterisque (“*”), c’est que cela s’applique à la Tunisie puisque j’ai trouvé des statistiques. Ce n’est pas parce que certains n’ont pas l’asterisque que cela ne s’applique pas à la Tunisie. Je n’ai juste pas trouvé de statistiques.

* Saviez-vous que les troubles du spectre de l’autisme touchent plus les garçons que les filles ?

* Saviez-vous que les retards de développement du langage touchent plus les garçons que les filles ?

Saviez-vous que les garçons sont largement majoritaires parmi les élèves exclus, suspendus ou diagnostiqués « perturbateurs » (le TDAH étant souvent sur-diagnostiqué chez eux), ce qui précipite leur exclusion du système scolaire ?

* Saviez-vous que le redoublement précoce touche plus les garçons que les filles ?

* Saviez-vous que le décrochage scolaire touche plus les garçons du primaire que les filles ?

* Saviez-vous que ce sont quasi toujours des garçons mineurs qui immigrent illégalement en Europe, et parfois, par incitation des parents ou de la société ?

* Saviez-vous que le travail des mineurs touche principalement les garçons ?

* Saviez-vous que plus de femmes décrochent le baccalauréat que des hommes ?

* Saviez-vous que les femmes sont majoritaires dans les universitaires?

* Saviez-vous que les « métiers de l’ombre » à forte pénibilité touchent principalement plus les hommes que les femmes ?

* Saviez-vous que les accidents de travail touchent principalement les hommes ?

* Saviez-vous qu’une fois la grossesse entamée, l’homme n’a aucun droit légal sur la décision de la poursuivre ou de l’interrompre quand la grossesse n’est pas voulue par l’homme, et peut donc se retrouver contraint à une paternité et à une pension alimentaire contre son gré, sans aucune possibilité de renoncement légal dans la plupart des pays ?

* Saviez-vous que la majorité des hommes ne porte pas plainte lorsqu’ils subissent des violences conjugales ?

Saviez-vous que lors des séparations et des divorces, les pères se voient très rarement accorder la garde principale de leurs enfants, même lorsqu’ils la sollicitent, à cause d’un biais systémique qui présuppose la mère comme parent « naturellement » plus compétent ?

* Saviez-vous qu’il n’existe quasiment aucune structure d’hébergement d’urgence ni de refuge dédié aux hommes victimes de violences conjugales ?

* Saviez-vous que les hommes sont les principales victimes d’agressions physiques dans l’espace public (coups et blessures hors cadre conjugal), mais que cette réalité est bien moins médiatisée que les violences intra-familiales ?

* Saviez-vous que la dépendance à l’alcool et aux drogues touche plus les hommes que les femmes ?

* Saviez-vous que la dépendance aux jeux d’argent et de hasard touche plus les hommes que les femmes ?

* Saviez-vous que la population carcérale est majoritairement masculine ?

Saviez-vous qu’à infraction égale, les hommes écopent en moyenne de peines de prison plus lourdes que les femmes, et sont moins souvent orientés vers des mesures alternatives ?

* Saviez-vous que la majorité des sans-abris sont des hommes ?

Saviez-vous qu’après 30 ans, le cercle social des hommes se rétrécit drastiquement, et qu’ils déclarent avoir nettement moins d’amis intimes que les femmes, ce qui aggrave leur isolement et constitue un facteur clé dans leur taux de suicide et d’addictions ?

Saviez-vous que les hommes consultent beaucoup moins leur médecin pour des bilans de routine ou des dépistages (cardiovasculaires, cancers), ce qui aggrave considérablement leur espérance de vie et leur taux de mortalité ?

* Saviez-vous que l’espérance de vie des femmes est en moyenne plus élevée que celle des hommes ?

Saviez-vous que le taux de mortalité par maladies graves est plus élevé pour la plupart des causes médicales majeures chez les hommes que chez les femmes ?

* Saviez-vous que la majorité des victimes d’homicides sont des hommes ?

* Saviez-vous que les hommes constituent la quasi-totalité des soldats tués au combat lors des guerres?

* Saviez-vous que le taux de mortalité par suicide est en moyenne plus élevé chez les hommes ?

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Les contrats de marriage ont baissé de 10% en 2024 (70.000 en 2024 contre 78.000 en 2023)

L’âge moyen du marriage était à 35.3 ans pour les hommes et à 28.9 pour les femmes en 2024 (27.1 pour les hommes et 20.9 ans pour les femmes en 1966)

16000 divorces en 2024 (12589 en 2021). Le premier pic de divorce a eu lieu à la fin des années 1980 (les femmes entraient massiment dans le marché du travail, la modernisation de la société…etc) alors que le second pic à débuté en 2013 (la situation socio-économique, plus tard aggravé par le COVID-19 et la modernisation de la société). Fait intéressant, le taux de divorce chez les femmes est le double de celui des hommes en 2024: 2.8% contre 1.4%.

La conséquence de tout ça c’est le taux brut de natalité qui est en chute libre: 13.75 en 2023 (19.3 en 2014, 18.1 en 2010, et entre 42.0 et 47.7 dans les années 1960). Le taux de fertilité est bien évidemment en chute libre lui aussi: 1.83 en 2023, soit en dessous du taux de remplacement (2.3 en 2015, 2.08-2.13 en 2010, et 6.62-7.17 dans les années 1960). Et la conséquence de ça, c’est une population qui veillit. Le group d’âge le plus large en Tunisie a entre 35 et 39 ans en 2024. (15-24 en 2010, 0-4 dans les années 1960).