La natation française venait tout juste de dire adieu à une légende, Florent Manaudou, et ses 36 médailles internationales décrochées au cours d’une immense carrière achevée à 35 ans (lire en page suivante). Et quelques minutes après, dans une ambiance encore plus électrique, Léon Marchand, 24 ans, est allé chercher sa seizième breloque en grande compétition, la douzième en or, et surtout la première de ce métal-là au niveau européen. « J’en suis hyper fier, surtout ici à Paris ! »
Voilà le quadruple champion olympique et septuple champion du monde champion d’Europe, ce qui répare une anomalie qui n’existait essentiellement que parce que le Toulousain avait souvent fait l’impasse sur la compétition continentale. Mais le Toulousain y a mis la manière, sans s’affoler quand son pote d’entraînement sous les ordres de Bob Bowman aux États-Unis, Hubert Kos, est parti à fond, ce à quoi il s’attendait. « J’étais au coude à coude avec lui, j’ai passé un super moment, a apprécié Marchand. Il y avait une ambiance de dingue dans la piscine. Le dernier 50m s’est vraiment bien passé, mais ça veut aussi dire que j’aurais peut-être pu partir plus vite. »
À la découverte du 400m nage libre aujourd’hui
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