D’ici 2050, la température mondiale devrait augmenter de 2,7 degrés.Les multiples incendies qui ont eu lieu en Europe seraient la conséquence directe du réchauffement climatique. »Il faut faire des efforts supplémentaires pour limiter les gaz à effet de serre », estime Alain Mazaud, climatologue et chercheur émérite au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement.
L’Europe brûle. Depuis le mois de mai, les incendies se multiplient sur le Vieux Continent. Une conséquence directe, notamment, de l’activité humaine et du réchauffement climatique qui en découle. Pour Alain Mazaud, climatologue et chercheur émérite au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, le nerf de la guerre est la limitation des gaz à effet de serre.
« Il faut aussi faire les efforts supplémentaires pour limiter les gaz à effet de serre, pour freiner, en quelque sorte, cette accélération des choses. (…) Les feux, maintenant, il y en a presque partout en Europe (…) ça se généralise. Les choses s’aggravent et encore une fois, en plus de toutes les mesures d’adaptation et aussi pour combattre les incendies, il faut vraiment mettre l’accent sur les émissions de gaz à effet de serre qui sont quand même la source première du réchauffement climatique. Sinon, c’est sans fin, c’est un engrenage », explique le climatologue sur LCI.
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Pour endiguer cette problématique, Alain Mazaud estime qu’il faudrait aller plus loin dans l’effort collectif : « les isolations de bâtiments, la décarbonation, en particulier des transports, les voitures électriques… Mais il y a vraiment beaucoup de choses qui doivent être faites. »
