Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

L’Afrique du Sud était déjà à la tête de l’organisation depuis fin 2025, mais seulement par intérim, suite au retrait de Madagascar. Elle en assure désormais la présidence pour un an. Et ils n’étaient que 15 pays rassemblés, les Comores étant absentes car elles ont un retard de paiement des cotisations.

Le dirigeant sud-africain a indiqué avoir pu s’entretenir avec ses homologues « de façon honnête et transparente » sur le « défi complexe » que représente, selon ses mots, l’immigration. Plusieurs nations membres de la SADC, comme le Zimbabwe, le Mozambique, le Malawi ou encore la RDC, sont directement concernées, puisque leurs citoyens ont été visés par la colère des manifestants sud-africains et ont été rapatriés en masse. « Nous exprimons aussi du regret face à ce qui nous est arrivé en tant que pays » a ajouté Cyril Ramaphosa, remerciant ses partenaires pour leur compréhension.

Ces tensions se sont également manifestées à proximité du sommet, puisque le groupe « March and March », à l’origine de plusieurs mobilisations anti-sans papiers, avait organisé un rassemblement dans la journée, ce 17 août.

Dans son communiqué final, la SADC rappelle en outre sa solidarité avec la RDC pour restaurer la paix et la sécurité, et encourage les différents acteurs de la scène politique malgache à continuer à oeuvrer pour maintenir le calme dans le pays.

Enfin, Cyril Ramaphosa a mis l’accent sur l’objectif de développement des infrastructures au sein du bloc, et notamment les corridors régionaux afin de faciliter les échanges.

Le projet de visa touristique commun aux différents membres de la SADC a aussi progressé, puisque le sommet a permis d’approuver l’accord qui doit encore être signé par tous les partenaires.

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