Publié le
18/08/2026 – 17:45 UTC+2
La Commission européenne a confirmé mardi que toutes les personnes présentes illégalement à Ceuta seraient renvoyées à la suite de l’afflux massif de migrants survenu fin juillet.
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« La priorité est désormais pour les autorités espagnoles et marocaines de garder la maîtrise de la situation et de garantir le retour rapide de tous ceux qui restent illégalement à Ceuta », a déclaré mardi le porte-parole de la Commission européenne, Markus Lammert, lors d’un point de presse.
Lammert a souligné que les retours sont encadrés par le droit de l’UE, en ajoutant qu’ils sont régis par « la directive retour » et bientôt par le « règlement européen sur les retours ».
Il a ajouté qu’il existe également des dispositions pour le renvoi des migrants en séjour irrégulier sur le territoire, y compris des mineurs non accompagnés.
La semaine dernière, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a estimé qu’environ 5 000 migrants en situation irrégulière se trouvaient encore à Ceuta, dont 1 898 mineurs.
Les autorités espagnoles se sont engagées à renvoyer vers leur pays d’origine toutes les personnes présentes illégalement à Ceuta, en assurant qu’aucune ne serait transférée vers la péninsule espagnole.
Au début du mois, les autorités marocaines avaient indiqué qu’elles étaient prêtes à coopérer avec l’Espagne et les autres partenaires de l’UE pour faciliter le retour des migrants non accompagnés.
Lammert a ajouté que la Commission européenne misait désormais sur la prévention et la dissuasion, en travaillant avec les plateformes et les spécialistes de la vérification des faits « pour contrer les réseaux criminels qui diffusent de la désinformation » et « pour renforcer la lutte contre le trafic de migrants ».
Il a indiqué que plusieurs comptes liés au trafic de migrants ont déjà été fermés.
Parallèlement, dans un message publié lundi sur X, le commissaire européen Magnus Brunner a estimé que l’Espagne accomplissait un « travail important et nécessaire » pour sécuriser les frontières extérieures communes de l’UE.
Brunner a également réaffirmé que l’UE était prête à déployer Frontex et Europol.
Selon les estimations espagnoles, environ 72 000 personnes ont franchi la frontière de Ceuta le 30 juillet, la quasi-totalité d’entre elles ayant depuis été renvoyée au Maroc.