Après la révélation de cette information par le Financial Times, l’Otan est prête à faire face à toute menace et «fera toujours le nécessaire pour défendre l’ensemble de ses alliés», a déclaré ce mercredi un responsable de l’Alliance Atlantique.

L’Iran envisage d’attaquer des cibles militaires américaines en Europe dans l’hypothèse où Donald Trump choisissait «l’escalade» face à Téhéran, révèle le Financial Times  ce mercredi matin. Les forces iraniennes auraient étudié la possibilité de frapper des installations américaines dans des pays d’Europe du Sud-Est comme la Bulgarie et Chypre, ont ainsi indiqué deux sources proches du régime au média britannique. Ces révélations s’inscrivent dans le cadre de l’autorisation accordée le mois dernier par la Bulgarie aux avions américains de ravitaillement d’utiliser sa base aérienne de Bezmer.

D’après plusieurs sources proches du régime, la riposte iranienne dépendrait des actions de Washington. Le régime préparerait un plan visant à élargir le conflit si Donald Trump mettait à exécution ses menaces précédentes contre les infrastructures iraniennes, alors que le dirigeant a déclaré en juillet que Washington détruirait un pont ou une centrale électrique iraniens chaque fois que la République islamique viserait un navire dans le détroit.


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«S’en prendre à des cibles plus éloignées»

Par ailleurs, les forces iraniennes auraient également étudié la possibilité d’attaquer des câbles sous-marins de fibre optique dans le détroit d’Ormuz en cas d’intensification du conflit. «Le Corps des gardiens de la révolution islamique, ainsi que d’autres commandants militaires, ont averti qu’en cas de nouveau conflit généralisé, l’Iran dépasserait sa stratégie précédente — qui consistait à viser les installations militaires américaines, les infrastructures énergétiques et d’autres infrastructures au Moyen-Orient — pour s’en prendre à des cibles plus éloignées», expose ainsi le Financial Times. 

Le mois dernier, les Gardiens de la révolution avaient déjà menacé le Royaume-Uni après l’utilisation de bases militaires britanniques par les États-Unis, déclarant ainsi que «toute base utilisée pour lancer une attaque contre le territoire iranien sera considérée comme une cible légitime». Néanmoins, si l’Iran peut théoriquement utiliser des missiles balistiques de portée intermédiaire contre des installations américaines en Europe du Sud et du Sud-Est, notamment des missiles de la série Shahab, reste que, selon Sidharth Kaushal, chercheur au sein du groupe de réflexion Royal United Services Institute interrogé par le Financial Times, ces missiles auraient du mal à infliger des dégâts importants à longue distance.

En réponse à ces menaces, l’Otan s’est dite prête à faire face à toute menace et « fera toujours le nécessaire pour défendre l’ensemble de ses alliés », a déclaré ce mercredi un responsable de l’Alliance Atlantique. «Comme nous l’avons démontré plus tôt cette année, lorsque les défenses aériennes de l’Otan ont intercepté avec succès, à quatre reprises distinctes, des missiles balistiques lancés depuis l’Iran et se dirigeant vers la Turquie, notre dispositif de dissuasion et de défense est solide et efficace», a déclaré le responsable en question, cité par l’agence de presse américaine Reuters.