L’explosion a eu lieu tôt ce 18 février, entre 07h30 et 8h (heure locale). À l’origine, il y a eu une fuite de gaz, et du monoxyde de carbone s’est répandu dans les tunnels souterrains, mal ventilés. Les mineurs, âgés entre 20 et 35 ans, se trouvaient au fond du puits. Leur mort serait due à l’inhalation de ce gaz toxique, selon un rapport confidentiel consulté par l’AFP.
Le bruit de la détonation s’est fait entendre sur les sites miniers voisins, d’où ont accouru plusieurs mineurs. Cette zone du gouvernement local de Wase, dans l’État de Plateau, au centre du Nigeria, est le cœur historique de la production minière du pays. Mais ces dernières années, la production y est en fort déclin, et désormais, il ne reste plus que quelques mines artisanales sans permis. En revanche, la presse locale pointe que cette mine de Kampanin Zurak est exploitée, légalement, par la société nigériane Solid Unit Nigeria Limited.
Les accidents mortels comme celui-ci sont fréquents. La semaine dernière, un éboulement a tué trois mineurs dans l’État d’Ebonyi, dans le sud du pays. En septembre 2025, dix-huit mineurs perdaient la vie dans l’État de Zamfara, nord-ouest du Nigeria, après une période de fortes pluies. Un rocher s’était écrasé sur une mine illégale, tuant 18 personnes.
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