Les autorités rebelles du Tigré accusent le gouvernement fédéral d’avoir mené jeudi une frappe de drone sur une « zone résidentielle » de Mekelle, capitale de cet État régional du nord de l’Éthiopie, dans un climat déjà tendu qui fait craindre un nouveau conflit.
« Il y a eu une frappe de drone aujourd’hui (jeudi) à Mekelle, elle a visé une zone résidentielle et avait pour cible des civils. Je n’ai pas encore de détails sur le bilan des victimes », a déclaré à l’AFP Amanuel Assefa, vice-président du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), parti politique interdit par l’État fédéral mais qui reste très influent dans la région.
M. Amanuel a également assuré qu’un drone était tombé près de l’université de Mekelle, sans donner plus de détails. Contactée par l’AFP, l’armée fédérale éthiopienne n’a pas répondu dans l’immédiat.
Depuis plusieurs mois, des forces fédérales et tigréennes sont massées de chaque côté de la frontière du Tigré, État régional le plus septentrional de l’Éthiopie, sur fond de tensions croissantes entre le gouvernement fédéral et les autorités tigréennes, qui se sont affrontés entre 2020 et 2022 et s’accusent mutuellement de vouloir déclencher un nouveau conflit.
Plusieurs frappes de drones ont été signalées ces dernières semaines au Tigré, région qui comptait avant la guerre quelque six millions d’habitants. Mardi, les autorités rebelles avaient notamment accusé Addis Abeba d’avoir mené une frappe de drone à environ 15 kilomètres de Mekelle. Le 1er …