Les étés passent et ne se ressemblent pas… Selon une étude publiée, ce jeudi 20 août, par l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK), les feux de forêts vont se multiplier et s’intensifier dans les années à venir… Explications.

Dévastateur, brûlant, carbonisé… Les superlatifs pour décrire l’été qu’a connu la France sont nombreux. En seulement quelques mois, le pays a perdu plus de 120 000 hectares de végétation… Un record. Cette période estivale est sans précédent… Quoi que. « Il pourrait y avoir des augmentations généralisées de superficies brûlées, même en cas de réchauffement climatique relativement bas d’environ 1,8 °C », explique Maik Billing, chercheur au sein de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK). Sous-entendu : cet été brûlant pourrait être le premier d’une longue série encore plus violent.

La faune et la flore, consommée, calcinée, par de nombreux feux de forêts devraient connaître une inflation. Une hausse de plus de 192 % d’ici 2 100 si « nous émettons plus que les températures mondiales augmentent d’environ 3,6 °C », estime le PIK. Un scénario catastrophe… Mais par pour autant inatteignable. Selon les estimations de Météo France basé sur la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), la température en Occitanie pourrait bondir de 3,6 degrés d’ici 2100.

De nouveaux territoires incendiés…

Gironde, Pas-de-Calais, Landes, Var, Seine-et-Marne… Les départements français touchés par un épisode incendiaire sont nombreux. D’après les membres de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique, « les incendies deviennent beaucoup plus fréquents, en particulier autour de la Méditerranée et dans une grande partie de l’Europe centrale et occidentale, y compris dans des régions qui n’ont pas connu beaucoup d’incendies jusqu’à présent ». Un scénario basé, cet fois-ci, sur une hausse de température de moins de 2 °C. Considéré comme peu probable.

Autre chose ? « Si les incendies deviennent vraiment extrêmes, notre capacité à les contenir pourrait s’effondrer, et nous ne savons pas encore où se situe ce point de bascule. Les récents incendies records en France montrent clairement que nous ne pouvons pas simplement extrapoler à partir des expériences passées », ajoute le groupe de scientifiques Allemands. Inquiétant.