Puis, lundi 17 août, le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités a publié un communiqué sur le réseau social Facebook pour annoncer l’avoir exhumée sous les ruines de Tell Abou Saifi, effectivement dans l’est du pays. En menant des fouilles autour d’un des temples du site, des archéologues ont mis au jour un linteau, brisé en deux et porteur d’inscriptions, qui relie directement les lieux à la cité disparue.

De précédents indices ignorés

La première inscription de ce linteau en grès fait référence aux titres du pharaon Ramsès II et la deuxième mentionne des travaux de réparation réalisés sur une statue de Horus, « seigneur de la ville de Mesn ». Cet indice suggère que le site archéologique Tell Abou Saifi, situé dans la région frontalière orientale, pourrait être en réalité cet endroit oublié, mais l’hypothèse doit encore être confirmée.

Dès 1 887, des inscriptions similaires avaient été découvertes sur place. En 2013, des spécialistes avaient jugé que ces pierres avaient pu être transportées depuis une autre cité antique, Tell Hebua, identifiée à l’ancienne forteresse de Tjaru, plutôt que d’être originaires de Tell Abou Saifi. Un scénario moins convaincant à la lumière de cette nouvelle preuve.

Une étape importante sur la Voie d’Horus

Les fouilles ont également apporté des précisions sur l’organisation du site. Un long mur de briques crues, longtemps considéré comme faisant partie du temple, serait en réalité une partie de l’enceinte extérieure. Derrière ses portes se trouvaient plusieurs salles et bâtiments. Le sanctuaire se trouvait « probablement » au fond de l’ensemble, entouré d’espaces de stockage et de grandes pièces utilisées pour divers services.

Situé sur la route d’Horus, une grande voie militaire qui relie l’Égypte au Proche-Orient, le site a connu plusieurs vies et n’a pas été qu’un sanctuaire. Les Romains l’ont utilisé en camp militaire avant d’en transformer une partie en carrière et en atelier de production de chaux, comme l’attestent plusieurs statues et objets sortis de terre. Des traces de calcaire brûlé ont même été retrouvées dans le Saint des Saints, la partie la plus sacrée du temple.

Et si le voyage commençait ici ?

À partir de 5,90€mois

Tous nos articles en accès illimité15 ans d’archives numérisées du magazine GEOOffre sans engagement

Déjà abonné ?

Je me connecte