Dans un communiqué rendu public, la diplomatie sénégalaise l’affirme sans détours : « Toute mesure susceptible d’entraver l’indépendance, la sécurité et l’exercice des fonctions des magistrats et personnels de la CPI est de nature à fragiliser l’intégrité et le bon fonctionnement de la justice pénale internationale. »

Cette réaction fait suite aux sanctions annoncées par l’administration américaine contre plusieurs magistrats de la CPI, dont Abdoulaye Seye, membre du bureau du Procureur de la CPI – et candidat présenté par le Sénégal à l’élection au poste de juge à la CPI ––, et la présidente de la Cour, la Japonaise Tomoko Akane. Les personnes sanctionnées sont notamment soumises à des restrictions d’entrée aux États-Unis et à un gel de leurs éventuels avoirs relevant de la juridiction américaine.

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Dakar avait déjà condamné des sanctions américaines

Washington justifie ces mesures par leur implication dans des enquêtes, arrestations, détentions ou poursuites visant des ressortissants de pays qui n’ont pas accepté la compétence de la CPI. Ces sanctions interviennent notamment dans le contexte des procédures engagées par la Cour concernant Israël, allié des États-Unis.

Ce n’est pas la première fois que le Sénégal condamne des sanctions américaines visant la Cour. En août 2025, Dakar avait déjà demandé le retrait de mesures prises contre quatre magistrats internationaux, parmi lesquels le Sénégalais Mame Mandiaye Niang.

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