Ligue 1 (1re journée). Stade Rennais – Paris SG, dimanche (20 h 45)

Depuis plusieurs mois maintenant, les sourires sont revenus à la Piverdière, le centre d’entraînement du Stade Rennais. Après avoir mis des hommes qui lui ressemblent à des postes importants, le club a repris sa marche en avant, après deux ans et demi à tâtons. Le duo directeur sportif/entraîneur Loïc Désiré et Franck Haise représente cet ADN retrouvé. Des hommes humbles, travailleurs, sans fard auxquels les supporters bretilliens s’identifient aisément. Le Stade Rennais a payé ses errements en matière de choix de directeur sportif (Massara) et de coachs (retour manqué pour Stephan, passage éphémère de Sampaoli puis départ en catimini de Beye…), avant de retrouver la voie du succès. Sixième en mai dernier, le club bretillien entend désormais conserver sa dynamique.

Lepaul et Haise prolongés

Pour cela, le mercato a été très actif et a ciblé des éléments confirmés de L1, comme Thomasson, dernier meilleur passeur du championnat et capitaine de la sensation Lens l’an dernier, mais aussi le costaud Cresswell ou encore Soumaré, solide avec Le Havre et au parcours similaire à celui de la nouvelle idole, Esteban Lepaul, buteur clinique qui a, lui aussi, participé au renouveau et qui a prolongé début juin jusqu’en 2030. Avec ces recrutements réalisés en amont de la saison, avec des éléments en fin de contrat, Rennes a pu mettre en place son plan de jeu. Sans surprise, Haise, qui a prolongé son bail jusqu’en 2028 durant la préparation, conserver le 4-3-3 de la fin de saison passée, celui des grandes heures de Bruno Genesio, le système finalement qui a fait la réussite des Rouge et Noir entre 2018 et 2023.

Le cap des 8es en Ligue Europa

Il faudra toutefois affiner les réglages défensifs, l’arrière-garde ayant particulièrement souffert lors des derniers rendez-vous de préparation. C’était déjà le point faible l’an dernier (50 buts concédés) et bien entendu celui qu’il faudra régler pour assumer des ambitions bien réelles. Rennes vise très haut cette saison. Qualifié en Ligue des champions une seule fois dans son histoire, par le classement gelé par la pandémie de covid-19 en 2020, le SRFC aspire à y regoûter. Dans une Ligue 1 toujours exsangue financièrement, la famille Pinault, elle, conserve des moyens que d’autres n’ont plus. L’occasion paraît belle pour se glisser dans le trio de tête. Pour cela, il faudra aussi réussir la gestion des enchaînements Ligue Europa/L1. Rennes entend sortir des poules et espère passer le cap des 8es de finale. Les ambitions sont nombreuses à l’heure d’ouvrir cet exercice et celle de décevoir n’est pas au programme.