La Russie s’est engagée dans une guerre hybride pour mettre la pression et tester les alliés de l’Ukraine.Elle mène des opérations de « terrain » ainsi que d’autres « plutôt invisibles », explique sur LCI le colonel Peer de Jong. »Cela crée une angoisse générale, les Russes agissent de la Finlande à la Roumanie, donc sur 3.000 km », dit-il.

La Russie mène une guerre hybride très agressive et presque directe contre l’OTAN. Ces dernières semaines, on dénombre quelque 150 incidents de déstabilisation sur le sol allemand, dans le ciel finlandais ou encore roumain, sur lesquels plane l’ombre de Moscou. « Cette guerre hybride mêle opérations sur le terrain – actuellement en Ukraine – et opérations plus souterraines, invisibles, sur les pays de l’OTAN », résume sur LCI le colonel Peer de Jong.

Le spécialiste explique qu’apparaît alors un contexte « de pression qui vise à tester la maturité de la réplique » des alliés de Kiev, « mais également de créer de la psychose ». « Il y a une espèce d’angoisse générale, les Russes agissent tout le long du front, entre la Finlande jusqu’à la Roumanie, soit environ 3.000 km. »

Lire aussi

« Le Kremlin a tout intérêt à diviser la France » : comment la Russie intensifie ses actions de déstabilisation contre les Occidentaux

D’autant que dans cette guerre hybride, difficile d’identifier clairement le commanditaire, donc « on l’imagine ». « L’Europe travaille sur un système de capteurs extrêmement cher », poursuit Peer de Jong. « On n’est pas réellement organisés. Dans un pays comme la Roumanie, on est encore sur un modèle très conventionnel. Il faut monter en gamme. »

Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.