Un bateau qui transportait 15 personnes exilées dont une femme enceinte a fait naufrage au large de la Tunisie, ont annoncé ce samedi 22 août les médias locaux. Tandis que les recherches des survivants se poursuivent, une personne a d’ores et déjà été retrouvée vivante. Plusieurs autres sources dénombrent déjà des morts. 

La radio Mosaïque FM, citant le porte-parole de la Garde nationale Houcem Eddine Jebabli, a rapporté que l’embarcation avait coulé dans la nuit de vendredi à samedi à 14 milles marins au large de Zarzis et qu’elle transportait une femme enceinte.

Point de départ

La Garde nationale n’a pas fait état d’éventuels décès, indiquant que les opérations de recherche étaient toujours en cours. Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, Mostafa Abdelkebir, a indiqué sur Facebook que quatre corps avaient été retrouvés, sans toutefois préciser s’il s’agissait des personnes disparues.

La Tunisie, dont les côtes se trouvent à quelque 145 kilomètres de l’île italienne de Lampedusa, est un point de départ majeur pour ceux tentant la périlleuse traversée de la Méditerranée vers l’Europe.

Plus de 900 morts cette année

La Méditerranée centrale constitue la route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L’OIM a indiqué plus tôt ce mois-ci que le nombre de décès en Méditerranée centrale avait plus que doublé au cours des quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période l’année précédente.

Au moins 914 personnes migrantes sont mortes ou ont disparu sur cette route cette année, selon l’OIM.

En 2023, la Tunisie a signé un accord de 255 millions d’euros (290 millions de dollars) avec l’Union européenne, dont près de la moitié était destinée à la lutte contre l’immigration irrégulière. 

Cet accord, vivement soutenu par le gouvernement italien d’extrême droite, visait à renforcer la capacité de la Tunisie à empêcher les embarcations de quitter ses côtes.