Le ministère français des Armées a autorisé en 2025 une exportation unique de 969 millions d’euros vers le Maroc, portant sur des matériels de conduite de tir, de surveillance et de contre-mesures. Aucun contrat de cette ampleur n’a été annoncé, ni par Rabat ni par un industriel français, alors que ce périmètre relève presque entièrement de Thales
La France interdit par principe toute exportation de matériel de guerre et n’y déroge que par une autorisation administrative relevant du Premier ministre, délivrée après examen au cas par cas par la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre. Chaque licence fixe le périmètre exact de l’opération autorisée, les conditions de sa réalisation et les engagements demandés aux parties. Le rapport annuel remis à la représentation nationale publie ensuite, pays par pays, le nombre et le montant de ces licences ventilés selon les 22 catégories de la liste militaire commune de l’Union européenne. Ces montants mesurent ce que Paris a accepté d’autoriser, non ce que le client a effectivement acheté.
La plus grosse autorisation ML5 de l’année
Selon le dernier rapport du ministère français des Armées publié ce mois d’août, 30 licences individuelles ont été délivrées pour le Maroc en 2025, pour un montant cumulé de 1,211 milliard d’euros. Une seule d’entre elles en représente 80 % : 969 millions d’euros en catégorie ML5. Les 29 autres se répartissent entre les munitions, à 129,9 millions d’euros pour douze licences, les aéronefs, à 64,1 millions pour neuf licences, les bombes, torpilles et missiles, à 47,2 millions pour trois licences, et un solde inférieur à 800 000 euros.

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