Le chef des renseignements généraux égyptiens, le général Hassan Rachad, a rencontré samedi à Alamein le vice-commandant en chef de l’Armée nationale libyenne, le général Saddam Haftar.
Une rencontre à Alamein
Le chef des renseignements généraux égyptiens, le général Hassan Rachad, a rencontré samedi à Alamein le vice-commandant en chef de l’Armée nationale libyenne (ANL), le général Saddam Haftar, rapporte le site de la chaîne Al-Qahera News.
Un engagement égyptien constant sur le dossier libyen
Cette rencontre s’inscrit dans une série de contacts réguliers entre Le Caire et le camp Haftar, l’Égypte s’étant positionnée depuis plusieurs années comme un acteur central des efforts de stabilisation de la Libye. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait lui-même reçu à plusieurs reprises le maréchal Khalifa Haftar, commandant en chef de l’ANL et père de Saddam, en présence du général Hassan Rachad, insistant sur l’importance de préserver l’unité et la cohésion des institutions libyennes et appelant à une feuille de route politique conduisant à des élections présidentielles et parlementaires simultanées.
Saddam Haftar, figure montante du dossier libyen
Âgé de 35 ans, Saddam Haftar occupe le poste de chef d’état-major des forces terrestres de l’ANL et commande de facto la brigade Tariq Ben Zeyad. Fils du maréchal Khalifa Haftar, qui dirige de facto l’est de la Libye depuis 2017, il est largement considéré comme son successeur désigné. Selon plusieurs médias occidentaux, un plan de réunification de la Libye porté par l’administration américaine de Donald Trump, élaboré par l’émissaire américain pour l’Afrique Massad Boulos, prévoirait que Saddam Haftar prenne la présidence d’un exécutif unifié installé à Syrte, tandis qu’Abdul Hamid Dbeibah, chef du gouvernement basé à Tripoli, conserverait le poste de Premier ministre.
Un pays toujours divisé entre deux pouvoirs rivaux
La Libye reste divisée entre un gouvernement d’union nationale dirigé par Abdul Hamid Dbeibah, basé à Tripoli et contrôlant l’ouest du pays, et un autre exécutif, nommé par le Parlement, dirigé par Ossama Hammad, installé à Benghazi avec le soutien de Khalifa Haftar, qui contrôle l’est du pays et la majorité des villes du sud. La mission des Nations unies en Libye poursuit ses efforts pour conduire ce pays riche en pétrole vers des élections censées mettre fin à cette crise.
