Douze ans après avoir imposé des restrictions aux navires en provenance du Nigeria, les États-Unis ont annoncé mercredi 19 août leur décision de lever cette sanction. Depuis juin 2014 en effet, tout bateau ayant mouillé dans un port nigérian lors de l’une de ses cinq dernières escales avant d’arriver dans un port américain était soumis à des contrôles poussés, une mesure introduite par la Garde côtière américaine qui estimait à l’époque que la lutte anti-terroriste mise en place dans les ports nigérians étaient insuffisante, notamment en matière de contrôle des cargaisons.
Grâce à un renforcement de la coopération de l’Administration maritime nigériane avec la Garde côtière américaine pour vérifier la mise en conformité de ses ports entre mars 2024 et avril 2026, ces restrictions ne vont donc plus avoir cours. Autrement dit, comme l’a expliqué le ministre nigérian de l’Économie maritime : les bateaux ayant fait escale au Nigeria avant de se rendre aux États-Unis n’auront désormais plus à se plier à des mesures de sécurité additionnelles ni à subir une surveillance renforcée à leur entrée dans les eaux américaines – ce qui entrainait des coûts et des délais supplémentaires pour les compagnies maritimes et pouvait les dissuader de faire escale dans les ports nigérians.
Pour sortir de la liste des pays concernés par cette mesure – ils sont au nombre de 22 aujourd’hui, parmi lesquels figurent dix pays africains dont Madagascar et le Cameroun où les exigences de sécurité américaines ont été renforcées en début d’année – le Nigeria a notamment du se plier aux normes édictés par le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires.