13 morts en Ukraine et en Russie dans de nouvelles attaques. Des frappes russes sur la banlieue de Kiev et à Zaporijjia ont fait sept morts entre vendredi soir et samedi tandis que six personnes ont été tuées en Russie et dans les territoires occupés dans des bombardements ukrainiens. L’Ukraine souffre d’une pénurie d’intercepteurs, notamment de missiles américains Patriot, qui se sont raréfiés depuis l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient, pour se défendre contre les missiles à trajectoire balistique russes de plus en plus nombreux. Samedi, le président Emmanuel Macron a fait savoir sur X que la France allait envoyer de nouveaux missiles « intercepteurs » pour « donner à l’Ukraine tous les moyens nécessaires pour défendre son ciel ». Selon The Kyiv Post, Zelensky et le chef de l’État français s’étaient un peu plus tôt « entretenus au téléphone pendant près de deux heures » : en plus de l’accélération de la livraison à l’Ukraine de matériels militaires français, Macron s’est dit prêt à « aider Kiev à obtenir des missiles Patriot auprès d’autres partenaires internationaux », précise le journal ukrainien.

Nigeria : des dizaines de civils tués et enlevés dans le centre-ouest du pays. Plus de 100 personnes ont été kidnappées vendredi lors d’attaques menées contre plusieurs villages de l’État de Niger, ont indiqué samedi à la BBC des policiers et des habitants. Les assaillants, qui portaient, selon des témoins, des vêtements de type militaire, ont ciblé des communautés de la zone de gouvernement local de Borgu après la prière du vendredi, précise le média britannique. D’après le porte-parole de la police, Wasiu Abiodun, plus de 40 personnes ont également été tuées dans des attaques contre les villages de Dekara, Gidan Zana, Sabon Gida et Masaka. Un témoin a mis en cause le groupe armé de Lakuwara, une organisation que certains chercheurs ont associée à l’ISSP (« Province du Sahel de l’État islamique »), actif au Burkina Faso, au Mali et au Niger. « Ces attaques illustrent la persistance des problèmes de sécurité » dans le centre du Nigeria « où des groupes armés profitent des forêts isolées et de la faible présence des forces de sécurité pour mener des raids et des enlèvements », note la BBC.

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