La brigade de gendarmerie de Sokone a mis fin aux activités d’un présumé trafiquant de drogue opérant entre le Sénégal et la Gambie. Amadou Ba, originaire de Kaël, a été interpellé le 17 août 2026 avec 5 kg de chanvre indien.
Le renseignement a été déterminant dans cette opération. Selon les informations recueillies, les gendarmes avaient été alertés de l’arrivée à Sokone d’Amadou Ba, qui se serait procuré 5 kg de chanvre indien en Gambie avant de prendre la direction de la commune à bord d’une moto Jakarta.
Le suspect, qui transportait la drogue dans un sac à dos noir, était activement recherché par la brigade de Sokone. Le 17 août, les gendarmes, sous le commandement du commandant Ndiaye, ont mis en place un dispositif à l’entrée de la localité.
À son arrivée, le motocycliste aurait été aperçu roulant à vive allure. Sommé de s’arrêter, il aurait refusé d’obtempérer et forcé le barrage de la gendarmerie, déclenchant une course-poursuite de plusieurs kilomètres avant d’être rattrapé et maîtrisé.
La fouille du sac à dos d’Amadou Ba a permis aux gendarmes de découvrir 5 kg de chanvre indien, selon les éléments de l’enquête. Le suspect a été conduit dans les locaux de la brigade de Sokone pour les besoins de la procédure.
À l’issue de l’enquête, il a été déféré au parquet de Fatick le 21 août 2026 pour trafic international de drogue. Cette interpellation illustre, une nouvelle fois, la vigilance des forces de défense et de sécurité face aux réseaux d’acheminement de stupéfiants entre la Gambie et le Sénégal.
L’enquête devra notamment permettre de déterminer l’origine exacte de la drogue, les éventuels complices du mis en cause ainsi que la destination de la marchandise saisie. Cette affaire s’inscrit dans une longue série d’interpellations similaires enregistrées ces derniers mois sur cet axe transfrontalier, à l’image de celle réalisée par la Brigade régionale des stupéfiants de Kaolack, qui avait déjà intercepté un autre conducteur de moto Jakarta en possession de chanvre indien dissimulé sur lui.
Ces opérations répétées confirment la persistance d’un trafic organisé exploitant la frontière sénégalo-gambienne, où les convoyeurs recourent régulièrement aux motos-taxis pour acheminer la marchandise vers l’intérieur du pays, malgré la surveillance renforcée déployée par les forces de sécurité sur les principaux axes routiers de la zone.