Si on avait dit un jour à Sophie Mauchand, habitante de Mervans, qu’elle participerait à une course en plein désert, avec pour seule orientation une boussole : « Je n’y aurais pas cru », lance-t-elle l’œil pétillant. Pourtant, c’est bien accompagnée de sa sœur, Laure Beer, et sa fille Lucie Mauchaund, que la Bressanne va participer en novembre 2026 au Trek’in Gazelles. « C’est une course d’orientation en plein désert dans le Maroc », résume Laure Beer.
Pendant une semaine, les quelque 130 équipes devront récolter le plus de balises possibles, certaines marquées comme obligatoires sur leur carte, et d’autres facultatives. « Mais chacune rapporte des points à l’équipe », ajoute Laure. À la fin de la semaine, l’équipe qui aura trouvé le plus de balises, et donc aura cumulé le plus de points, sera désignée grande gagnante de cette course. « C’est une course 100 % féminine et en plus, nous devons ramasser le plastique qu’on trouvera sur le chemin. C’est un événement qui défend des valeurs qui nous sont chères », poursuit Laure.
Faire la course malgré une maladie chronique
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le trio des Bress’Trotteuses (c’est le nom de leur équipe), est pour le moins atypique. Parmi les trois femmes, seule Laure Beer a quelques exploits sportifs à son actif. Celle qui se décrit comme une « aventurière » a notamment participé au Rallye des Gazelles en 2023, où elle a fini huitième. De son côté, Lucie Mauchand, la benjamine du groupe, compte sur sa bonne humeur et son grain de folie pour être moteur dans l’équipe. « Et puis elle est déjà assez débrouillarde. Elle a voyagé en train en Angleterre avec seulement un sac à dos », raconte sa maman Sophie.
Pour cette dernière, la course représente d’autant plus un défi qu’elle est atteinte de spondylarthrite ankylosante, une maladie qui lui a été diagnostiquée en 2009. « J’ai forcément hésité lorsque Laure m’a proposé de participer à cette aventure. Quand je marche beaucoup, je peux avoir des douleurs très importantes. Je ne voulais pas être un frein pour elles », explique-t-elle. Après un avis favorable de son médecin, la Bressane a finalement accepté la proposition. « Après coup, je me suis dit que j’étais à une période de ma vie où j’ai envie de me challenger, me prouver que je suis capable de faire la course malgré ma maladie », confie-t-elle. « Et elle a déjà fait beaucoup de progrès ! », l’encourage sa sœur Laure.
Dons reversés à l’association France Spondyloarthrites
Mais avant le départ de la course, les trois femmes doivent s’attaquer à une autre tâche tout aussi importante : le financement de ce voyage. Le budget total est fixé à 9 510 euros, dont la moitié sert à financer leur inscription. Le reste comprend leur voyage en avion ainsi que du matériel. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Bress’Trotteuses n’ont pas chômé. Après avoir participé à quelques événements, comme la foire de Mervans le 11 octobre, elles ont déjà récolté 2 317 euros. Un chiffre qui les ravit toutes les trois. « Car si on dépasse notre budget de 9 510 euros, on reversera tous les dons supplémentaires à l’association France Spondyloarthrites & Rics , qui accompagne les personnes souffrantes de spondylarthrite ankylosante et leurs proches », détaille Laure Beer.
Pour l’instant, les trois comparses ne se sont pas encore réunies pour s’entraîner. « Mais on a prévu de se retrouver dans le Jura pour commencer quelques randonnées », glisse Lucie, le sourire aux lèvres. « On est toutes les trois motivées et vraiment à fond dans le projet : ça va être notre moteur ! », abonde Laure. Une motivation, qui on l’espère, pourrait leur faire gravir les marches du podium du Trek.
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