Les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE) renforcent leur rôle de pilier pour l’économie nationale. Sur les quatre premiers mois de 2026, ils ont atteint 39,97 milliards de dirhams, dépassant les recettes touristiques sur la même période, selon les données de l’Office des Changes.
Entre janvier et avril, les envois de fonds de la diaspora ont progressé de près de 10% par rapport aux 36,42 milliards de dirhams enregistrés un an plus tôt.
À titre de comparaison, les recettes touristiques se sont établies à 34,55 milliards de dirhams, malgré une forte hausse annuelle de 27%. Les transferts des MRE se situent également au-dessus des revenus issus des exportations de phosphates.
Cette dynamique confirme l’importance stratégique de ces flux pour les équilibres extérieurs du Royaume. Réguliers et relativement stables, ils contribuent à alimenter les réserves en devises, à soutenir la balance des paiements et à renforcer le revenu disponible des ménages.
Selon les données, les transferts des MRE représentent environ 7,8% du PIB, tandis que 87% des montants reçus sont destinés à la consommation courante.
La vigueur de ces transferts constitue ainsi un important facteur de résilience pour l’économie nationale, en complément des recettes générées par le tourisme, les exportations et les investissements.
