Une livraison de véhicules militaires partie des États-Unis vers les Forces armées royales, d’une valeur de 81,6 millions d’euros, s’est vu refuser le passage par le nord de la Belgique au printemps. Le Parlement flamand a voté en juillet un texte qui met fin au mécanisme ayant justifié ce refus
La Belgique ne contrôle pas le commerce des armes depuis Bruxelles. Depuis une réforme institutionnelle de 2003, cette compétence appartient aux Régions. C’est donc le gouvernement flamand, et non l’État fédéral, qui décide de ce qui peut entrer, sortir ou simplement passer par Anvers et Zeebrugge, deux des plus grands ports d’Europe, par où transitent chaque année des marchandises qui n’ont rien à voir avec la Belgique. Une cargaison d’armes américaines en route vers un pays tiers doit ainsi obtenir un feu vert flamand pour un simple transbordement de quai.
Un mois, un seul refus
L’administration régionale rend compte de ses décisions au Parlement flamand mois par mois, dans un document public que personne ne lit. Celui d’avril tient sur quelques pages. Il énumère des dizaines d’autorisations de routine, puis, tout en haut, une seule ligne de refus : un transit des États-Unis vers le Maroc, 81,6 millions d’euros, soit près de 880 millions de dirhams.

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