© Damien Glez

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Publié aujourd’hui à 17h43
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La visite du Premier ministre malien à Alger, lundi 24 août, marque les prémices du dégel diplomatique entre les deux capitales, alors que les relations étaient, depuis plus d’un an, marquées par de fortes tensions. Mi-août, Assimi Goïta et Abdelmadjid Tebboune avaient, sur l’impulsion de leur allié russe commun, déjà amorcé cette reprise du dialogue.

Sur les réseaux sociaux, nombre d’internautes se sont amusés de la posture adoptée par le chef du gouvernement malien, le général de division Abdoulaye Maïga, se fendant d’un salut militaire au début de sa rencontre avec le chef de l’État algérien. Une marque de respect envers un président qui, s’il a effectué son service militaire, n’est pas un militaire de carrière.

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Pragmatisme diplomatique

Mais l’essentiel est ailleurs. La visite du Premier ministre malien a, de fait, permis de mettre en scène la volonté des deux pays, après plus d’un an de brouille, de normaliser leurs relations. Oubliés les échanges d’accusations croisées, et même d’insultes, qui ont rythmé les échanges entre Bamako et Alger.

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L’heure est désormais au pragmatisme diplomatique affiché. « Le Mali et l’Algérie sont condamnés à cheminer ensemble, à œuvrer dans le sens de la prospérité pour les deux peuples », a déclaré Abdoulaye Maïga à l’issue de son entretien avec Abdelmadjid Tebboune. Le Premier ministre malien a par ailleurs assuré qu’Assimi Goïta devrait effectuer « prochainement » une visite d’État en Algérie.

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Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.