Avec notre correspondant à Casablanca, Matthias Raynal
Le débat sur la souveraineté de Ceuta, dont l’Espagne ne veut pas entendre parler, a fait son retour dans la presse marocaine et au sein même des autorités du royaume. À l’occasion du Mawlid, lundi soir, et en présence du Roi, le passé marocain de l’enclave espagnole a été mis en avant,
L’image a en tout cas retenu l’attention des médias marocains. Face à Mohammed VI, lors de la traditionnelle veillée religieuse du Mawlid présidée par le souverain, le ministre des Habous et des Affaires islamiques a cité « Sebta », l’appellation marocaine de la ville de Ceuta.
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Ahmed Toufiq a évoqué deux penseurs marocains originaires de la cité. Surtout, il a mentionné l’utilisation d’un ouvrage soufi dans la mobilisation des Marocains pour, dit-il, « libérer les villes occupées sur l’océan Atlantique au début de l’époque moderne ».
Sans constituer l’expression d’une revendication officielle, les références employées dans ce discours interpellent dans cette période de tensions avec l’Espagne, alors que le ministre de la Justice marocain a, lui, appelé, il y a quelques jours encore, de manière très frontale cette fois « au retour de Sebta à la patrie ».
Ce n’est pas la première fois que ces références sont brandies par Rabat. Il y a un an, Mohammed VI demandait déjà au Conseil supérieur des oulémas, dans une lettre, de mettre en valeur le recueil de prières soufies cité par Ahmed Toufiq. Depuis, le contexte a changé.
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