
© Damien Glez
Publié aujourd’hui à 16h03
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Au Sénégal, le bras de fer entre les anciens alliés, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, n’en finit plus. L’ancien Premier ministre, désormais président d’une Assemblée nationale acquise à Pastef, a voulu mettre à nouveau la pression sur son ancien compagnon de lutte via une proposition de loi sur l’encadrement des fonds spéciaux, supposément destinés à financer des opérations relevant de la sûreté de l’État.
Ce 25 août, le Conseil constitutionnel saisi par le successeur de Sonko à la primature, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, a invalidé le texte, au nom de la séparation des pouvoirs : pour l’institution, le législatif ne peut imposer un contrôle sur l’utilisation de ces crédits à disposition de l’exécutif.
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Deuxième censure
Le 9 juillet dernier, les parlementaires avaient déjà vu retoquée, par cette même instance, une réforme de la Constitution prévoyant notamment un rééquilibrage des pouvoirs entre législatif et exécutif. Les députés souhaitaient interdire au président de la République de diriger un parti politique : moins de trois semaines plus tard, Bassirou Diomaye Faye lançait officiellement Kiiray, sa propre formation politique.
La Matinale.
Damien Glez
Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.