* En Europe, le CAC 40 a gagné 0,27% et le Stoxx 600 0,02%
* Wall Street dans le rouge à mi-séance
* Iran et Oman travaillent toujours sur un accord pour le détroit d’Ormuz
par Diana Mandia
Les Bourses européennes ont terminé sur de faibles
variations mercredi, la baisse des prix du pétrole ayant dans l’ensemble soutenu
les actions, tandis que le marché se prépare à l’épreuve décisive des résultats
de Nvidia à la clôture de la Bourse de New York.
À Paris, le CAC 40
.FCHI
a gagné 0,27% à 8.462,39 points vers. À
Francfort, le Dax
.GDAXI
a pris 0,19% et à Londres, le FTSE 100
.FTSE
a
abandonné 0,07%.
L’indice EuroStoxx 50
.STOXX50E
a fini sur un gain de 0,28%, le
FTSEurofirst 300
.FTEU3
a perdu 0,05% et le Stoxx 600
.STOXX
a grappillé
0,02%.
La baisse des cours du pétrole a aidé mercredi les marchés d’actions
européens, malgré l’impasse diplomatique entre les États-Unis et l’Iran et les
craintes inflationnistes qui y sont liées, et qui, au vu des dernières données,
restent bien présentes.
Les opérateurs suivent notamment l’évolutions des négociations entre l’Iran
et l’Oman concernant la gestion du détroit d’Ormuz, après une série
d’informations contradictoires parues ces dernières heures.
Les deux pays travaillent toujours sur les détails d’un accord concernant le
détroit, a déclaré mercredi une source iranienne de haut rang, démentant ainsi
qu’un accord avait été conclu au sujet de cet axe maritime stratégique, comme
l’avaient laissé entendre plus tôt dans la journée les Gardiens de la Révolution
islamique.
« Le marché est passé d’une valorisation anticipant une forte probabilité de
perturbations prolongées et d’une nouvelle escalade à une valorisation
anticipant une réouverture partielle, des accords de transport négociés et un
risque moindre de nouvelle confrontation militaire », souligne Ole Hansen,
responsable de la stratégie sur les matières premières chez Saxo Bank.
Les négociations entre les États-Unis et l’Iran restent toutefois dans
l’impasse, la guerre économique promise par Washington en début de semaine
éloignant les espoir d’une reprise prochaine.
Le Brent
LCOc1
se stabilise à 88,37 dollars le baril et le brut léger
américain (West Texas Intermediate, WTI)
CLc1
à 82,35 dollars à l’heure de la
clôture des marchés européens.
Les deux contrats de référence ont touché leurs plus bas niveaux depuis le
10 août plus tôt dans la séance, mais la publication des chiffres sur les stocks
américains de pétrole, qui ont augmenté moins que prévu la semaine dernière, a
freiné le recul.
Le spectre de l’inflation continue de préoccuper les opérateurs, les données
publiées mercredi ayant révélé que l’indice PCE, suivi de près par la Réserve
fédérale (Fed), s’est maintenu à 3,7% sur un an en juillet, anéantissant ainsi
les espoirs du marché d’un léger ralentissement.
Les anticipations d’une hausse des taux de la Fed en septembre se sont
légèrement renforcées à la suite de la publication de ces chiffres, connus deux
jours avant l’intervention du président de la banque centrale au symposium
annuel de Jackson Hole, au cours duquel les investisseurs espèrent obtenir des
éclaircissements sur l’avenir de la politique monétaire et les coûts élevés du
financement de la dette publique.
Les investisseurs ont par ailleurs un rendez-vous incontournable dans la
soirée, la publication des résultats du fabricant de puces Nvidia
NVDA.O
, à un
moment où les résultats et perspectives spectaculaires du secteur technologique
suscitent des doutes.
VALEURS
Aux valeurs, à Paris, Sodexo
EXHO.PA
, qui a annoncé mercredi un projet de
transformation de ses activités en France qui pourrait entraîner la suppression
de 963 postes, a fini sur un gain de 0,79%.
L’opérateur aéroportuaire Groupe ADP
ADP.PA
a pris 1,78% au gré d’un
changement de recommandation à « acheter » contre « conserver » de la part de
Deutsche Bank.
OVH
OVH.PA
a en revanche perdu 13%, le fournisseur de services
d’informatique français ayant annoncé le départ prochain de sa directrice
financière Stéphanie Besnier.
Ailleurs en Europe, le groupe de logiciels allemand SAP
SAPG.DE
a
abandonné 2,9% à la suite d’un abaissement de la recommandation à « neutre » d’UBS
sur le titre. Le Français Capgemini
CAPP.PA
a perdu 2,6% dans son sillage.
Le compartiment technologique du Stoxx
.SX8P
a reculé de 0,92% avant les
résultats de Nvidia, tandis que la baisse des prix du pétrole a pénalisé le
secteur des énergies fossiles
.SXEP
(-0,79%).
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones
.DJI
recule de 0,30%, le
Standard & Poor’s 500
.SPX
de 0,09% et le Nasdaq Composite
.IXIC
de 0,30%.
Nvidia perd 0,94% avant la publication de ses chiffres trimestriels, tandis
que Meta
META.O
, qui est parvenu à un accord pour clore le procès sur
l’addiction des mineurs à ses réseaux sociaux, avance de 1,69%.
LES INDICATEURS DU JOUR
Outre l’inflation PCE, les investisseurs ont pris connaissance mercredi
d’une nouvelle estimation de la croissance de l’économie américaine au deuxième
trimestre, qui a confirmé chiffre par chiffre la lecture initiale, c’est-à-dire
une progression de 1,5% du PIB sur la période allant d’avril à juin.
TAUX
Les rendements obligataires américains évoluent en petite hausse après les
données sur l’inflation américaine plus élevée que prévu.
Le rendement des Treasuries à dix ans
US10YT=RR
gagne 1,2 point de base à
4,6505%. Le deux ans
US2YT=RR
avance pour sa part de 0,7 point de base à
4,2114%.
Les craintes inflationnistes persistent dans les principales économies
mondiales, ce qui constitue l’un des facteurs expliquant les niveaux élevés
auxquels évoluent les rendements obligataires, notamment les échéances longues.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans
DE10YT=RR
a
pris 2,2 points de base à 3,2226%, tandis que celui du titre à deux ans
DE10YT=RR
a progressé de 1,6 points de base à 2,8253%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans
FR10YT=RR
s’est établi à
4,0781%, tandis que celui de l’obligation à 30 ans FR30YT=RR a fini la séance
à 4,867%, à un niveau comparable à celui de la crise financière de 2008.
Le marché suit de près l’évolution des coûts de la dette publique française,
qui pourraient encore s’aggraver lors des débats budgétaires qui doivent débuter
à l’automne.
CHANGES
Les données américaines sur l’inflation donnent des ailes au dollar, qui
avance de 0,25% face à un panier de devises de référence .DXY .
L’euro perd à son tour 0,21% contre le billet vert pour s’établir à 1,1650
dollar
EUR=
.
A SUIVRE LE 27 AOÛT:
nL8N43Q1NY
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)
|1|Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris et en Europe WATCH/LFR |1|