Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff

Alors que des élections locales doivent être organisées en janvier prochain au Sénégal, le Pastef met la pression sur le gouvernement et réclame le respect du calendrier électoral.

S’appuyant sur le fait que les maires et les conseillers départementaux actuels ont été élus le 23 janvier 2022 pour un mandat de 5 ans, le parti majoritaire à l’Assemblée nationale vient en effet de publier un communiqué dans lequel il assure – plusieurs articles du code électoral à l’appui – que les prochaines élections locales devraient donc se tenir au plus tard le dimanche 17 janvier 2027.

Or pour l’heure, aucun décret fixant la date du scrutin n’a été publié par le chef de l’État. Comme il en est de même concernant la caution électorale dont le montant doit, en théorie, être fixé au plus tard 150 jours avant la date du vote, rappelle le Pastef – un délai aujourd’hui dépassé -, celui-ci s’inquiète et interpelle le ministère de l’Intérieur et la commission électorale : « le respect du calendrier électoral est une obligation légale qui s’impose à tous », leur rappelle-t-il dans son communiqué.

Mais si la formation accorde une si grande importance à ces élections locales, c’est aussi en raison du contexte de divorce entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre et chef du Pastef, Ousmane Sonko. Alors que, depuis des mois, leur rupture divise profondément le parti au pouvoir, le doute s’est insinué ces derniers jours sur la possibilité que le chef de l’État puisse chercher à reporter un scrutin que le Pastef considère comme un premier test électoral qu’il est en mesure de remporter.

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