Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

En tribunes, les All Blacks pouvaient compter sur des groupes de Sud-Africains qui continuent de les préférer aux Springboks, un héritage de la période de l’apartheid, où l’équipe néo-zélandaise représentait la diversité sur la scène du rugby mondial. Certains fans sont même venus de très loin, comme Nick, qui a fait le voyage depuis le Kenya. Le supporter des Néo-Zélandais a apprécié le spectacle : « On nous avait promis que ce serait pour nous un lieu de souffrance. Mais pour ce premier test, on a pu prouver que ce n’est plus la même équipe néo-zélandaise qu’ils avaient l’habitude de battre. On était vraiment bons aujourd’hui, je suis super content. »

Et avec cinq essais contre un, le capitaine Ardie Savea aussi, était satisfait de ses coéquipiers. « On s’était dit qu’il fallait qu’on garde notre calme dans les moments importants, et les gars nous ont montré qu’ils étaient vraiment présents. En tant que leader, tout ce qu’on peut demander, c’est que chacun fasse son travail, et ça a été fait, ce qui nous a permis d’engranger des points. Ça me rend très fier », a-t-il savouré après la rencontre.

Trois autres matches pour pendre des revanches

En face, les Springboks, la seule équipe qui possède plus de titres mondiaux que les All Blacks, s’est effondrée en deuxième mi-temps. Mais le centre sud-africain Jesse Kriel veut se concentrer sur les prochains rendez-vous : « On sait qu’on n’a pas été aussi précis qu’on l’aurait voulu ce soir, mais la Nouvelle-Zélande a aussi extrêmement bien joué. On a encore trois chances et on a hâte de pouvoir jouer ces trois prochains tests. »

Il s’agira de trois autres rencontres de préparation contre les All Blacks, le 29 août et les 5 et 12 septembre prochains. Même si la défaite du soir est difficile à encaisser, les supporters comme Daksha attendent la suite avec impatience : « C’est décevant, mais je connais nos gars, donc je continue d’avoir confiance en eux ! » Rendez-vous le samedi suivant, au Cap, pour la revanche.

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