Elle s’est lancé un nouveau défi. Depuis le lundi 24 août, Sonia Mabrouk est l’une des têtes d’affiche de BFMTV. Diffusé du dimanche au jeudi, de 18h45 à 21 heures, ce rendez-vous est le théâtre de débats et d’interviews axés sur l’actualité politique et sociétale. Afin d’en faire la promotion, la journaliste de 49 ans accorde des entretiens à plusieurs médias, dont Paris Match ce jeudi 27 août.
L’ancien visage de CNews a abordé sa vie privée. Elle a évoqué elle-même la question du décès de sa maman dès le début de l’échange, lorsqu’on lui a demandé si elle était attachée à un lieu : « Il y a le cimetière de Carthage, où repose ma mère. Il est l’un des lieux fondateurs de ma vie. Il faut laisser les portes ouvertes entre les morts et les vivants. Je le pressentais, maintenant je le sais. »
Sonia Mabrouk est allée en Tunisie tous les vendredis pendant deux ans « jusqu’à l’arrivée de [sa] fille »
Plus loin dans l’échange, on apprend que Sonia Mabrouk retourne souvent en Tunisie, où elle est née. « Quand ma mère est morte, en 2022, je me suis fait la promesse de me rendre chaque vendredi au cimetière de Carthage, où elle repose. J’avais besoin de me retrouver sur place et de poursuivre le dialogue avec elle », confie-t-elle.
Elle poursuit. « On me répétait : ‘Elle est partout.’ Mais ma mère était là, à Carthage, dans ce lieu âpre aux arbres millénaires. J’ai fait des allers et retours durant deux ans, jusqu’à l’arrivée de ma fille », dit celle qui a accueilli sa fille aînée, Soraya, née en juillet 2024, puis son fils cadet, Ismaël, né le 23 mai de cette année.
Sonia Mabrouk se livre sur sa vie privée : « Je fais une prière matin et soir »
À l’antenne de CNews toute la semaine pour Midi News, la journaliste devait donc prendre un vol direct de Paris jusqu’à l’aéroport international de Tunis-Carthage chaque semaine. À titre d’information, le trajet dure approximativement 2 heures et 30 minutes pour une distance d’environ 1 480 kilomètres.
À la fin de son interview, Sonia Mabrouk se livre sur le sentiment qui l’accompagne tous les jours. « Une angoisse existentielle. Depuis la mort de ma mère, je fais une prière matin et soir. La prière du matin est celle de ma religion, musulmane, et la prière du soir est celle de ma culture d’accueil, la chrétienté. Je termine ma journée heureuse : je suis angoissée, donc vivante », conclut-elle.