Avec notre correspondante à Tunis, Lilia Blaise

En Tunisie, le mois d’août s’achève ainsi sur une succession de crises. Devant certains commerces, des files d’attente se forment pour tenter de se procurer de l’eau en bouteille, désormais rationnée face aux difficultés d’approvisionnement. Sur Facebook, de nombreux Tunisiens font également part de leur exaspération face aux coupures répétées d’eau et d’électricité dans plusieurs régions du pays.

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Le président Kaïs Saïed, qui s’est rendu à plusieurs reprises à Mahdia, dans l’est du pays, et à Kairouan, dans le centre, affirme que certaines de ces perturbations ne seraient pas accidentelles. Dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi 26 à jeudi 27 août à l’issue d’une réunion ministérielle, il a répété, selon ses mots, que ces actes « prémédités » visaient à attiser les tensions dans le pays et assuré que les auteurs de ces « plans criminels », sans les nommer, seraient mis en échec.

De son côté, l’Union générale du travail à Sfax, l’une des branches régionales les plus importantes de la centrale syndicale l’UGTT, a publié jeudi un communiqué sévère à l’encontre du gouvernement sur sa gestion de cette crise multidimensionnelle. Elle y dénonce l’usage des rhétoriques du complot pour expliquer les problématiques économiques du pays.

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