Les images font froid dans le dos. Deux avions de ligne de la compagnie Airlink ont frôlé le haut du toit du stade de rugby du Cap, en Afrique du Sud, avant le coup d’envoi de la rencontre opposant les Springboks aux All Blacks néozélandais. Clou du spectacle, quand deux Embraer E190 verts ont remis les gaz pour prendre de l’altitude, un feu d’artifices s’est déclenché, donnant encore plus de frissons aux internautes qui ont cru, comme votre serviteur, qu’une catastrophe avait été évitée de justesse..

Une tradition

Comme le rappelle le site local capetownetc.com, ce survol par des avions d’une enceinte sportive est une coutume sud-africaine, née lors de la finale de la Coupe du monde de rugby 1995, disputée à Ellis Park, déjà entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande. Ce jour-là, un Boeing 747 de la compagnie South African Airways avait survolé le stade de Johannesburg à une altitude très basse, donnant l’impression qu’il allait s’écraser sur la foule. Sous ses ailes se trouvait un message à destination des joueurs locaux : « Bonne chance, les Boks ». Le site sud-africain rappelle aussi que l’appareil était piloté par une légende de l’aéronautique, Laurie Kay, dont le nom résonne depuis dans la mémoire de tous les Sud-africains. Pour la petite histoire sportive, l’Afrique du Sud s’est imposée samedi face à son rival all-blacks (33-26), comme en 1995. 

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